Améliorer ses relations aux autres… et à soi

2015

Surmonter un échec (Partie 2/2)

surmonter un échecLe précédent billet sur comment rebondir après un échec nous a montré le rôle des émotions et plus précisément de leur régulation dans cette situation ainsi que la différence entre un échec subi et un échec choisi. Pour autant, les ressources à mobiliser ne s’arrêtent pas là et nous allons voir aujourd’hui que l’estime de soi joue un rôle majeur dans le fait de surmonter un échec. À propos de rôle, nous verrons aussi les différentes positions de vie possibles dans une situation d’échec en lien avec d’autres acteurs. Enfin, un point sur l’analyse des signaux faibles nous permettra de tirer quelque chose de positif de cette situation.

L’importance de l’estime de soi pour surmonter un échec

Qu’il soit subi ou choisi, il y a une constante déterminante pour surmonter un échec; l’estime de soi.

L’estime de soi est le jugement que nous portons sur nous-mêmes, la valeur que nous nous accordons au regard des actions que nous accomplissons au quotidien. Plus nos actes sont en cohérence avec nos valeurs, plus notre estime de soi est renforcée. L’inverse se vérifie aussi…

À la base, l’estime de soi d’un individu se construit depuis sa plus tendre enfance. Pour le coup, nous n’arrivons pas tous à l’âge adulte avec le même bagage. Certains auront une estime de soi bien garnie pendant que d’autres seront peu fournis en la matière. Pour autant, rien n’est immuable et le regard que porte une personne sur elle-même peut largement évoluer en fonction de son développement, de ses expériences et des actions dans lesquelles elle s’engage.

D’ailleurs, si vous souhaitez savoir où en est votre estime de soi, faites le test 😉

Ainsi, pour revenir à notre sujet, surmonter un échec sera plus facile pour celui ou celle qui a cultivé son estime de soi durant toute la période précédant l’échec. Ce dernier entraînera peut-être quelques frémissements, un inconfort temporaire, mais ne viendra pas déstabiliser les piliers fondateurs de la personne . Elle sait qui elle est, où elle en est, et sera plus encline à laisser la situation d’échec à sa juste place : une expérience propice à l’apprentissage.

4 façons de voir l’échec, en relation avec l’Autre

Comme nous venons de le voir, surmonter un échec dépend en partie du regard que nous nous portons dans cette situation. Ceci dit, le regard que nous portons aux autres acteurs impliqués dans la situation d’échec l’est tout autant.

Il existe 4 façons de voir l’échec en relation à l’Autre :

  • “Je suis un bon à rien et les autres ne valent pas mieux que moi”
    Position idéale pour broyer du noir à long terme, se refermer comme une huître et, potentiellement, sombrer dans la dépression. La culpabilité est de mise et la confiance en l’autre fortement bouleversée.

 

  • “Je ne suis pas à la hauteur et les autres sont de toute façon bien meilleurs que moi”
    Position typique adoptée par les personnes ayant un fort sentiment d’infériorité et une estime de soi défaillante. Un effondrement de la confiance en soi peut se manifester et demander une longue période de reconstruction.

 

  • “Je mérite mieux que tous ces blaireaux et il n’y en a pas un pour rattraper l’autre”
    C’est l’exact opposé de la position ci-dessus. Le risque avec ce type de réaction est de ne pas tirer les apprentissages de la situation d’échec. Du coup, la personne est susceptible de rester aveugle aux signaux similaires annonçant un contexte d’échec lors d’une prochaine expérience.

 

  • “Je suis responsable de mes choix tout en respectant les valeurs des autres”
    Vous l’aurez deviné, c’est la position la plus constructive. Celle qui permettra le mieux de surmonter un échec. La personne a réussi à analyser les signaux faibles du contexte, prendre en compte les éléments factuels de la situation, écouter ses ressentis et émotions, faire un pas en arrière pour observer tout ça avec un peu de recul et finir par prendre la meilleure décision pour elle.  Dans le même temps, elle comprend les enjeux, valeurs, opinions et points de vue des autres acteurs impliqués dans la situation.

Surmonter un échec grâce à l’observation des signaux faibles

Comme je le disais juste avant, l’analyse des signaux faibles du contexte est un élément non négligeable pour surmonter un échec. En effet, une fois l’échec avéré, et que vous entrez dans le “jour d’après”, il ne s’agit pas de repartir bille en tête sur tous les terrains d’opportunités qui se présentent à vous.

Cette période d’observation à froid permet de mettre à jour des éléments que nous n’avions pas vus (ou voulus voir) par le passé, de les mettre en lien et d’observer l’enchaînement des causes et conséquences successives ayant conduit à l’échec. De fait, nous repérons les “failles du système” au niveau des personnes, des relations, des conditions extérieures, des positionnements, des ressentis, bref de tous les éléments qui, pris indépendamment ne présentent pas de soucis, mais mis ensemble génèrent un ou plusieurs dysfonctionnements.

C’est l’enchaînement de ces dysfonctionnements qui, à terme, conduit à la situation d’échec.

Pour résumer : comment surmonter un échec en 5 points (+1 bonus)

  • Écouter ses émotions pour les réguler
  • Faire la différence entre échec subi et échec choisi
  • Conserver une image de soi positive et invariable par rapport à la situation
  • Assumer ses choix tout en respectant les valeurs des autres
  • Prendre du recul pour analyser les signaux précurseurs de la situation
  • Bonus : Apprendre 🙂

Je vous laisse avec cette pensée de l’écrivain Romain Gary.

« Il est moins grave de perdre que de se perdre »

Si vous-même êtes dans le doute ou préoccupé suite à un échec et souhaitez être accompagné pour le surmonter et rebondir, contactez-moi ici. (Réponse dans les 24 heures)

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2 Commentaires to “Surmonter un échec (Partie 2/2)”

  1. Dans certains cas , les façons de voir l’échec sont des étapes à traverser. Quand l’Autre a tout fait pour qu’on ne sache plus qui on est , ni où on en est . On vit l’échec « en se refermant comme une huître »; la dépression n’est pas loin effectivement. « Le pas en arrière » est difficile à faire mais possible car on veut s’en sortir. A ce moment,on entre dans « le jour d’après »,l’étape (re)constructive: on analyse ses failles , on assume la responsabilité de ses choix . On ne se sent plus coupable .Et on avance car on a retrouvé l’estime de soi

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