Améliorer ses relations aux autres… et à soi

2015

Du rythme de marche au rythme de vie : retour de Compostelle (Partie 2/2)

rythme de vieVoici la suite du billet consacré à mon aventure sur le chemin de St Jacques de Compostelle. Le précédent article était consacré aux rapports humains, à toutes les rencontres que j’ai pu faire sur le chemin et à la qualité relationnelle qui s’en est dégagée. Je partageais avec vous mon point de vue sur ce qui a favorisé cette ambiance, la présence d’un contenant relationnel. Aujourd’hui, le billet sera plus orienté vers mon vécu intérieur de ce périple et, bien entendu, toujours en lien avec le coaching et développement personnel. J’aborderai notamment le parallèle entre le rythme de marche et le rythme de vie.

Je marche seul…

Voici un titre de paragraphe qui parlera aux fans de Jean-Jacques Goldman 🙂

S’il m’arrivait de cheminer en compagnie d’autres personnes pendant plusieurs jours, il m’arrivait tout autant, voire plus, de parcourir des dizaines de kilomètres, plusieurs jours durant, en étant seul avec moi-même. Ce type d’expérience est intéressant à plusieurs niveaux.

  • Mes pensées avaient le temps suffisant pour “boucler la boucle”

En effet, il est reconnu que marcher aide à réfléchir. Le fait d’avancer physiquement facilite le fait d’”avancer” mentalement. De plus, n’étant pas interrompu dans cette dynamique, j’avais tout le loisir d’aller au bout des sujets qui me venaient en tête.

  • Le passage en mode “Mindfulness” était facilité

Parfois, il était bon aussi de fermer la boite à penser et profiter pleinement de l’instant présent. Me connecter à cet instant, à cet environnement, avec l’ensemble de mes sens fut un bel entraînement à la méditation de pleine conscience.

Un exemple : Il va sans dire que ce type d’aventure génère quelques douleurs bien localisées venant perturber le plaisir de la marche. Pour autant, ces douleurs étaient comme “diluées” lorsque je me connectais à mon environnement. Les sensations positives alors ressenties venaient équilibrer les sensations négatives existantes.

Ma conclusion :

“Plus on se focalise sur un problème, plus il est douloureux et moins nous sommes créatifs pour le résoudre”

S’ouvrir à l’environnement et plus précisément s’y connecter avec conscience, permet non seulement de diminuer la sensation négative liée au problème, mais en plus favorise la créativité pour le résoudre. C’est tout bénef.

  • Je respectais mon propre rythme de marche

C’est dans ces moments-là que le parallèle avec le rythme de vie m’est apparu. J’en avais d’ailleurs un peu parlé dans une des vidéos sur le chemin de Compostelle. En effet, marcher en compagnie est agréable du moment où vous et votre partenaire avez un rythme quasi identique. En revanche, si votre rythme est en décalage, il y aura à terme deux types de conséquences pour vous; soit vous allez vous épuiser, soit vous allez vous ennuyer. Dans les deux cas, ce sont plusieurs de vos besoins que vous ne respectez pas.

À chacun son rythme de vie

En plaçant cette image de rythme dans la vie quotidienne, vous vous apercevrez que parfois, vous pouvez vous sentir en décalage avec le rythme de l’environnement dans lequel vous évoluez.

Généralement, il s’agit de l’environnement professionnel, car c’est un lieu dans lequel le rythme de vie ne dépend pas forcément de vous, mais de tous les autres acteurs liés à l’entreprise (directeurs, managers, collaborateurs, clients, etc.). Mais ce décalage peut aussi se ressentir dans une moindre mesure, en famille, dans le couple, entre amis, bref dans chaque environnement où vous êtes en relation avec d’autres personnes ayant, elles aussi, un rythme qui leur est propre. À noter qu’il n’y a pas de bons ou de mauvais rythmes de vie; chaque personne fonctionne avec le sien et sera d’autant plus sereine qu’elle le respecte au long cours.

De fait, si le rythme de vie général est très en décalage avec le vôtre, il y a de fortes chances de vous retrouver en difficulté. De là, plusieurs options s’offrent à vous:

  • Vous tentez de vous adapter au rythme de votre environnement

Bénéfices : vous sortez de votre de zone de confort et explorez de nouveaux horizons en terme de compétences, de flexibilité, d’adaptation ou d’acceptation.
Risques : en négligeant certains de vos besoins de base, sans vous en apercevoir, vous pouvez vous épuiser si le rythme est plus rapide que le vôtre ou dépérir à petits feux par manque de stimulation si le rythme de vie est plus lent.
Une piste : cadrer dans le temps cette période d’adaptation permet de profiter des bénéfices tout en limitant les risques. Avoir une échéance, poser une limite est important pour la régulation de son énergie vitale.

  • Vous tentez d’adapter le rythme de votre environnement au vôtre

Bénéfices : vous fonctionnez au mieux de votre énergie tout en respectant vos besoins. Vos projets peuvent se planifier à long terme et votre équilibre dans les différents domaines de vie est maintenu.
Risques : vous restez dans votre zone de confort et pouvez passer à côté de certaines opportunités de développement personnel. Dans le même temps, les personnes faisant partie de votre environnement peuvent se retrouver dans la situation des risques évoqués dans l’option 1.
Une piste : prendre en considération les éléments de l’environnement, et notamment l’élément humain, afin d’évaluer leur capacité à modifier leur rythme de vie pour se caler au vôtre. Cela demande un peu d’énergie au départ, mais toujours moins que l’énergie dépensée à éteindre les incendies qui s’allumeront tôt ou tard.

  • Vous décidez de respecter votre propre rythme de vie en évoluant au sein d’environnements ayant un rythme proche du vôtre

Bénéfices : vous êtes proactif et avez cette sensation d’être acteur de votre vie. Le stress est une notion que vous connaissez en théorie, mais dont vous êtes fier d’ignorer la pratique. Plus vous expérimentez les bienfaits de suivre votre propre rythme de vie, plus vous êtes en capacité de repérer les environnements ou les personnes qui n’ont pas le même. Du coup, vous êtes plus en mesure de choisir consciemment les options que nous venons d’évoquer, d’évaluer finement les risques et d’explorer les pistes proposées. Bref, vous vous connaissez bien, êtes heureux et surfez la vie comme Kelly Slater surfe les vagues de l’océan…

Risques : bon, vous aurez compris que là, comme ça, je n’en vois pas 🙂

À bientôt 

Si vous-même ressentez parfois un décalage avec votre environnement et souhaitez explorer votre propre rythme de vie, contactez-moi via la page contact. Réponse sous 24 heures.

Si vous aimez aimé cet article, pensez à le partager…

9 Commentaires to “Du rythme de marche au rythme de vie : retour de Compostelle (Partie 2/2)”

  1. Bravo Christophe pour cette belle aventure menée jusqu’au bout et pour les réflexions, impressions, émotions, images, sensations… que tu as partagées (tiens! tout est féminin:) depuis ton parcours.
    Merci pour tout ça et merci pour ce billet qui me touche particulièrement.
    Je partage su mon mur
    Bien à toi

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