Ce billet est écrit dans le cadre de ma contribution au comité de rédaction du site infirmiers.com. Mon métier d’infirmier à domicile m’a permis de constater combien la solitude est un fléau que connaît un grand nombre de personnes âgées. Elle est aux rapports humains ce que le verso est au recto; sa face opposée, cachée, qui n’est vue que si nous prenons la peine de la voir.
Ne croyez pas que la solitude ne soit que le résultat de plusieurs concours de circonstances ayant conduit la personne âgée à se retrouver isolée. Il y a bien entendu la diminution ou la perte de l’autonomie physique ou psychologique, le décès du conjoint ou des ami(e)s proches, l’éloignement de la famille ou encore la simple peur de sortir qui grandit avec l’âge. Ici la solitude est un état, un constat physique.
Mais la solitude est aussi un profond ressenti d’ennui, d’inutilité, de mise à l’écart de la vie et de la société. Cette même vie que vous et moi traversons quotidiennement sans même nous en rendre compte. Comment donner du sens à une journée calquée trait pour trait sur celle de la veille… et du lendemain?
Voici comment je peux vous illustrer la journée type d’une personne âgée face à la solitude. Je dirais même SA solitude. Car chaque personne étant unique, nous avons tous une représentation et un vécu de la solitude très personnel. Je prends volontairement le parti d’incarner le vécue d’une dame âgée que j’ai connue et à qui j’ai donné des soins pendant quelques années.
Inside Mme R
Il est cinq heures du matin, je ne dors plus depuis déjà une heure. Encore une journée à passer… seule.
Il fait toujours nuit. Il me tarde de voir le jour se lever pour me lever à mon tour. Je n’aime pas la nuit; elle m’angoisse et me fait penser à des tas de choses qui me rendent triste. Mon mari parti l’année dernière pour un monde meilleur, mes enfants que je ne vois que trop peu souvent et dont j’aimerais avoir des nouvelles, au moins par téléphone ou encore mes amies dont la plupart sont parties, elles aussi.
Sept heures. Ça y est, le jour pointe; je vais me lever doucement. De toutes façons, je ne pourrai pas faire autrement avec toutes ces douleurs un peu partout dans mon corps. Mes articulations me font horriblement souffrir le matin et mon équilibre n’est plus ce qu’il était. Et dire que j’étais championne de gymnastique !! Il y a bien longtemps que tout cela est derrière moi. On ne peut pas être et avoir été.
Je vais aller prendre mon café avec ces quelques brioches que ma voisine m’a apporté hier. Manger? A quoi bon; je n’ai personne avec qui partager mes repas. Je n’ai pas vraiment faim, mais mon docteur m’a dit qu’il fallait que je m’alimente un peu plus, sinon je risquais de m’affaiblir. Comme si je ne le savais pas! Il n’a pas pensé que c’était peut-être ce que je veux, au fond. M’affaiblir… et pouvoir rejoindre mon mari.
Il est neuf heures, on sonne à la porte. Je pense que c’est mon infirmière. Elle est ma seule visite de la journée. Je suis contente de la voir.
- Bonjour Mme R.
- Bonjour Joëlle.
- Comment allez-vous aujourd’hui?
- Comme d’habitude. Vous savez, j’ai très peu dormi cette nuit. J’avais le petit vélo qui tournait sans arrêt dans ma tête. En plus, j’ai mal aux genoux et à la hanche comme tous les jours.
- Je viens justement vous apporter votre traitement. Il va un peu soulager vos douleurs. Vous préférez que je fasse les soins maintenant ou après l’avoir pris?
- Je préfère prendre mes médicaments maintenant.
- OK. Allons-y. Je vais vous prendre un verre d’eau...
Elle est gentille Joëlle. Elle me connaît depuis longtemps. Elle s’occupait de mon mari avant. Elle m’aide à prendre la douche tous les jours. Il y a six mois, je suis tombée en faisant ma toilette et suis restée toute une journée et une nuit allongée en travers de la douche. Je ne pouvais plus me relever. Si ma voisine n’était pas venue je serais probablement morte. Après tout… peut-être que cela aurait été mieux ainsi?
Quand j’y pense, à quoi je sers aujourd’hui? Je ne vois personne, ne parle à personne, ne peux plus sortir et passe mes journées assise à regarder la télé. Heureusement qu’elle est là cette télé. Au fond, elle est ma seule compagnie.
- Voilà Mme R. Je vais continuer ma tournée.
- Vous partez déjà Joëlle? C’est dommage. Quand vous êtes là, ça me fait une présence. Je me sens moins seule.
- Oui, je comprends. Mais je dois voir les autres patients aussi. Ils m’attendent comme vous m’attendiez tout à l’heure. Et puis on se revoit ce soir.
- Oui, vous êtes gentille. Excusez-moi de vous retarder.
- Je vous en prie. Allez, à ce soir.
- Au revoir Joëlle.
Voilà, elle est partie. Me voilà de nouveau seule. Le temps va être long jusqu’à ce soir. Qu’est-ce que je vais faire maintenant? Je vais regarder la télé en attendant midi.
Il est onze et demi. Le téléphone sonne. J’espère que c’est l’un de mes enfants qui m’appelle.
- Allo?
- Mme R. ?
- Oui
- Bonjour, je suis Frédéric de la société Duchmol. Nous faisons une campagne de sensibilisation auprès des consommateurs possédant une connexion à internet depuis plus de cinq ans en zone dégroupée. Possédez-vous une box ADSL en haut débit avec connexion wifi ou CPL?
- Monsieur, je n’ai pas la moindre idée de ce dont vous me parlez.
- Avez-vous internet à la maison, Madame?
- C’est quoi internet?
- Très bien Mme R., je m’excuse de vous avoir dérangé et vous souhaite une bonne journée. Au revoir.
Je suis triste et déçue. Je croyais que c’était mon fils aîné qui m’appelait. Je n’ai pas eu de ses nouvelles depuis longtemps. Peut-être qu’il m’appellera ce soir? Il est très occupé le pauvre. Il travaille beaucoup. Je ne veux pas le déranger.
Tiens, je vais profiter d’être debout pour aller préparer mon repas de midi. Je n’ai pas plus faim que ce matin. Faire à manger pour moi toute seule lorsque je n’ai pas faim n’a aucun sens. Tant pis pour ce qu’a dit le docteur, je n’ai pas envie de me faire à manger maintenant; je me rattraperai ce soir… peut-être.
Je vais regarder les informations de une heure. Même si les nouvelles sont toujours mauvaises, j’ai l’impression que le présentateur s’adresse à moi. Je l’aime bien Jean-Pierre Pernaut; il est sympathique.
Il est deux heures. Je vais faire la sieste. Dormir est un bon moyen de ne pas voir le temps passer. Pendant que je dors, je ne m’ennuie pas, je ne pense pas, je n’ai pas mal… et j’espère un peu que ce sera la dernière fois que je m’endors.
La fin d’après-midi est le moment que je préfère dans la journée. Tout s’enchaîne vite jusqu’au soir. Je regarde les jeux sur la trois et prends un thé avec quelques biscuits. Parfois ma voisine vient me rendre visite et nous regardons la télé ensemble. Nous ne parlons pas forcément beaucoup, mais rien que sa présence me réconforte. J’ai le sentiment que je partage quelque chose avec quelqu’un.
Cet état d’esprit plus léger dans lequel je suis en fin de journée me donne du courage pour me préparer à manger. Un bol de soupe et un yaourt me suffisent amplement. Puis, vient mon infirmière pour me donner le traitement du soir et m’aider à me préparer pour la nuit.
Elle est ma dernière visite de la journée.
Il est huit heures. La nuit, toujours aussi inquiétante, tombe de plus en plus tôt. Les quelques heures où je me suis sentie moins seule me semblent déjà loin. J’ai envie d’aller me coucher pour oublier que je suis seule. Et en même temps, j’appréhende de ne pas dormir, de me réveiller en pleine nuit, de penser à mon mari parti l’année dernière, à mes enfants que je ne vois que trop peu souvent et dont j’aimerais avoir des nouvelles, de me sentir vulnérable et seule… désespérément seule.
Pour moi, demain ne sera pas un autre jour. Il sera le même qu’aujourd’hui.
Elevator pitch
Peut-être allez-vous penser que toutes les personnes âgées ne sont pas dans ce cas? Vous avez raison… et heureusement aurais-je envie de dire. Cependant, en regardant les choses sous un autre angle, il se peut aussi que nous ne voyons pas (ou ne voulons pas voir) la condition de certains de nos aînés justement parce qu’ils sont isolés et, de fait, hors de notre environnement visuel.
« La nuit, ce n’est pas parce que nous ne voyons pas le soleil qu’il n’existe plus »
Cette condition nous renvoie aussi à notre propre avenir et nos propres angoisses face à la solitude. Il n’est pas toujours évident de se projeter dans une situation que nous ne souhaitons pas.
L’elevator pitch est une forme de présentation de soi qui consiste à se présenter à un tiers dans un temps aussi bref qu’un voyage en ascenseur. Il est couramment utilisé lors des rencontres de type réseau entre professionnels.
Que vient faire cette image ici?
Simple. Si vous croisez la prochaine fois une personne âgée dans l’ascenseur de votre immeuble ou sur votre palier, ne sous-estimez pas le bonheur que vous lui donnerez en discutant avec elle le temps d’une petite conversation. Il se pourrait bien que vous fussiez la seule personne à qui elle aura parlé dans sa journée. Pour vous ce ne sont que quelques mots, pour elle c’est le nectar de la vie.
A la semaine prochaine.


Bonjour
après ce constat évident de la solitude des personnes âgées, mis à part le petit bonjour ou le partage d’un café, il serait sans doute bon de réfléchir à des positionnements nouveaux pour les temps à venir : nouveaux modes de vie, mélange intergénérationnel, autres manières de créer des liens sociaux qui antérieurement existaient sous une forme sociale différentes, comment percevoir l »utile » des personnes agées à des places différentes etc…
Bonjour Serge,
Merci pour ta réponse à laquelle j’adhère sans aucune hésitation.
A très bientôt
bonjour serge
je t’invite non seulement de regarder mon blog mais se fédérer pour commencer vraiment à réfléchir sur ce que l’on veut vivre dans les temps à venir, les sujets sont inépuisables humanisme, dignité, solitude,solidarité, respect, maltraitance pour nos anciens, le maintien à domicile, le service à la personne, les structures d’accueil….. Qui voudrait vivre ce que l’on nous propose comme structures à l’heure actuelle pour nos parents, nous et nos enfants? nous sommes des milliers à penser et avoir la même réflexion que toi , personne fera bouger les choses à notre place surtout pas ceux qui nous dirigent toutes politiques confondues, imagine si toutes les personnes qui pense comme toi se mobilisent en réfléchissant vraiment pas au conditionnel » il serait sans doute bon de réfléchir » mais « réfléchissons à un meilleur avenir et c’est bon », tu as de très bonnes idées de départ, continuons tous ensemble, a suivre………..
cordialement
philippe
bonjour Philippe
Merci pour ta remarque sur l’usage du conditionnel, et ton invitation à une action plus engagée. Tu as créé une association et ton site est très riche ta réflexion est sûrement plus avancée que la mienne. Pour m’insérer dans ce genre de réflexion, j’ai besoin de cibler un peu plus mon action sur une question qui me tient à coeur : comment résoudre les tentions familiales lors de la distribution des héritages, comment les maisons « appropriées » dilapident les biens des personnes pour un prix de journée élevée (c’est légal.. mais dans le cas concret ce qui est légal n’est pas forcément juste). J’ai l’impression d’un vaste chantier, et d’autres ont sans doute avancé sur le sujet, y a- t-il des synthèses des courants actuels
bonsoir,
qu’est ce que l’isolement de la personne agée et le sentiment de solitude selon vous
je cherche une definition de ces notions et j’arrive pas à les distinguer
et également pensez vous que les personnes agées qui héberge des maisons de retraites sont elle toucher par le phénomene d’isolement et de solitude
merci d’avance .
Et dire qu’on va tous vieillir un jour… mais on fait exprès de ne pas y penser…
Stéphanie
bonsoir serge
je ne connais pas ton histoire familiale, en ce qui concerne les tensions d’héritage, mais la lutte pour la protection du patrimoine familial, est permanente et la principale motivation de toutes les associations de défense de la famille de personne résident en institution.ce qui est légal ne doit pas ressembler à du racket
Il faut savoir que le formulaire que l’on remplie pour être accepter dans une maison de retraite est motivé par l’inventaire des biens familiaux, pas de biens pas de place, qui veut payer entre 1500 et 2000 € par mois pour 20m² qui à les moyens de payer sans vendre le patrimoine, trouve tu logique que nos parents ont achetés leur maison principale sachant qu’elle servirait à payer une maison de retraite, c’était plus pour protéger leur famille. c’est pour cette raison que les personnes agées veulent rester chez eux le plus longtemps possible.
Non seulement, ces maisons de retraite sont abusives, mais elles maltraitent nos parents physiquement et moralement, les services sont pitoyables, les soins n’en parlons pas, et la bouffe non plus, j’en ais honte que l’on prenne les gens en hotage
MOn combat est donc de mettre en place une autre façon de vivre sa vieillesse a but social, en protégeant le patrimoine par des structures adaptées à la dépendance à loyer modéré, avec des services extérieur et non pas interne sans rentrer dans les détails, onpeut y arriver pour moins de 1000€ sans compter les aides pouvant être obtenus et le complément de retraite qui peut être fait en louant ou donnant son patrimoine à sa famille
IL faut comprendre que les groupes financier qui gèrent les maisons de retraite privées sont quotés en bourse, que tout est profit, jusqu’à limiter le temps d’intervention des soins à 10 min par personne si la personne est trop longue pour manger elle ne mange presque rien
aucun acte ne justifie un tel prix, imagine le chiffre d’affaire d’une maison de 70 lits qui est la moyenne nationnale, moins il ya de lits plus c’est cher, il disent client et non pas résident, donc le combat est principalement là
les courants actuels, ehpad (maison de retraite traditionnelle publique ou privée), famille d’accueil aussi cher, colocation, chacun va comme il peut,
Il faut refonder le système, en tous les cas personne veut continuer comme ça
SINON TOUT EST DANS MON BLOG AVEC LE MAXIMUM DE DETAILS, si tu as une question précise sur un article commente le j y répondrais au plus vite
cordialement
philippe
Bonsoir Philippe
Je pense que j’ai fait dévié le discours de Christophe l’auteur de ce blog qui parlait plus de solitude des personnes âgées et non d’argent, je m’en excuse auprès de Christophe.
par l’intermédiaire de mon mail on peut continuer l’action.
serge,
tu as raison en ce qui concerne le sujet de l’article de christophe, qui est aussi important que l’argent, que je combat tout autant le nombre de personnes agées isolées s’accroit et sont de plus en plus jeune à partir de 60 ans des fois moins, les personnes se trouvant isolées par la vie, veuvage, divorce, séparation, enfants délocalisés pour le travail, c’est le cas des soixante huitards qui pour ne pas être isolés ont mis en place un système de colocation genre de mini maison de retraite autogérée en partageant le loyer, nous seront d’après la fondation l’abbé Pierre 4,8 millions de personnes isolées de 60 ans et plus dans moins de dix ans.
Voila j’ai fait la soudure, et recentré le sujet qui est passionnant, vaste et si important pour notre avenir et ceux de nos enfants afin d’éviter l’exclusion sociale
mes amitiés à christophe et à tous les blogueurs
cordialement a tous
philippe
Je suis une personne âgée de 76 ans, il me semble que tout ce qui concerne
la personne âgée doit être regardé de près afin qu’elle vive une vie où il y a encore de l’espoir malgré l’âge et les difficultés.
Actuellement il y a du bénévolat,et c’est important lorsque les familles travaillent et disposent de peu de temps-
Quelles bonnes idées peuvent être retenues ? parmi le courrier
Cordialement. Reina.
Bonjour et merci Reina de votre témoignage.
Oui, heureusement qu’il existe des structures qui se préoccupent du bien-être des personnes âgées à domicile. Il est vrai que mon billet était orienté vers les situations où elles sont en perte d’autonomie et « contraintes » de rester chez elles.
Gageons que l’amélioration de la santé permettent au plus grand nombre de profiter de la vie comme chacun le souhaite.
A bientôt.
Nous sommes 21h20, je fais une recherche sur le Net pour apprendre sur la solitude des personnes âgées et je tombe sur ce bel article. Ce qui m’a poussé à faire cette recherche, ma rencontre d’aujourd’hui, je me suis fais un nouvel ami. Un vieil homme de 82 ou 92 ans (je n’ai très bien compris son âge) que j’ai aidé aujourd’hui à traverser une rue très achalandée.Ce n’était pas la première fois que je le voyais, ni la seule fois qu’il attirait mon attention, comme s’il dégageait une énergie particulière. Après avoir traversé la rue, je me suis permis de lui suggérer d’être très prudent car les trottoirs sont glissants, surtout après les 30 o 40 cms de neige que nous avons reçu depuis hier. Il m’a dit qu’il serait très attentif et m’a parlé en italien probablement après avoir noté mon accent »bizarre », je lui ai parlé un peu en italien et après lui avoir dit que je suisd’origine colombienne, il m’a parlé dans un espagnol « impeccable ». J’ai été flattée et lui ai demandé où est-ce qu’il avait appris à parler l’espagnol si correctement. Ce fut en France où il a vécu après avoir quitté la Pologne, pays où il est né. Il y a recontré des réfugiés espagnol à l’époque de la guerre espagnole. Mon premier reflexe a été de lui dire, ah! que vous devez avoir des choses interessantes à recontrer. Ce a quoi il a répondu: OUI, MAIS JE N’AI PAS PERSONNE AVEC QUI PARLER. J’ai immédiatement répondu: Vous pouvez parler avec moi! et ses yeux se sont grands ouvert. Avec vous? et j’ai répondu: »Oui, on pourrait peut-être prendre un café ensemble et discuter un peu ». Il m’a dit EN PLEURANT: On dirait que suis dans un rêve, je rêve. Mais certainement que cela me ferai très plaisir de parler avec vous, m’a-t-il dit. Je lui ai laissé mon numéro de téléphone et lui ai dit que l’on pourrait s’appeler pour se voir. Il été ému et nous nous sommes quittés. Deux heures plus tard, à l’heure du souper, j’ai eu son premier appel pour me raconter comment est-ce qu’il été rentré chez lui. Comment ses pieds étaient gélés et ne répondaient plus pour « marcher vite » après avoir passé un petit moment à parlotter avec moi dans un coin de rue. Ce fut un court appel et il a eu la délicatesse de me dire: Je vous laisse aller préparer votre, merci et à bientôt! CA VAUT DE L’OR NOS PERSONNES ÂGÉES. Bientôt, je prendrait le temps d’avoir une première rencontre avec lui, qui en pasant a perdu sa femme après 60 ans de mariage. Je me suis fait un nouvel ami, aujourd’hui! Après avoir lu votre article, je suis certaine que je pourrais lui apporter beaucoup. Merci!
Merci Beatriz pour ce beau et touchant témoignage. Gageons que ce que vous apporterez à cet homme sera dur pur bonheur.
A bientôt
Je suis également infirmière à domicile et suis confrontée au cruel problème de la solitude des personnes âgées!
Je débute une licence professionnelle option gérontologie et je souhaite faire mon rapport de licence sur ce thème!
J’ai bien l’intention de faire déboucher mon travail de réflexion sur un projet concret!
Si vous avez des commentaires susceptibles de me soutenir,des expériences à partager ou des articles à me conseiller,d’avance je vous en remercie.
A bientôt
Bonjour Régine,
Merci pour votre commentaire et bravo pour votre engagement sur le sujet de la solitude. J’espère que le projet dont vous serez à l’origine aura un bel écho dans notre pays (voire plus…).
Avez-vous pensé à vous rapprocher des premiers auteurs des commentaires de cet article, Philippe Lefebvre et Serge Blanchard ? Il semblerait qu’ils soient très impliqués sur ce thème.
En cliquant sur leur nom, vous serez dirigez vers leur site ou blog.
A bientôt
Qui a écrit ce texte? …
Bonjour Pauline,
J’en suis à l’origine.
Bonjour, je cherche à me renseigner sur ce qui existe comme service aux personnes en terme de maintien à domicile, non pas matériel, mais « moral ».
C’est ainsi que je se suis arrivée sur votre page.
La solitude que vous décrivez est effectivement celle que j’imagine.
Je suis en phase de recherche, réflexion, dans l’idée de créer mon activité dans ce domaine.
« Vivre et faire vivre »
« lutter contre la solitude l’ennui et le chomage »
J’ai ces deux idées en tête, je m’explique :
Je pense que la personne âgée seule chez elle, « vit » au sens physique et matériel, mais que socialement, affectivement, humainement…la question se pose.
la SOLITUDE l’ENNUI et l’inutilité sociale je me suis dit qu’ils touchent aussi les personnes en situation de CHOMAGE.
Alors je suis sur cette piste de réflexion.
Je me dis que ce serait un service intéressant à développer pour les personnes âgées : les écouter, les découvrir, identifier des centres d’intérêts actuels ou passés, des rêves abandonnés, mettre en place des activités, contacts, apprentissages qui reviennent avec une fréquence donnée (1 fois par semaine…), valoriser le tout avec un objectif à long terme.
L’idée c’est que la personne fasse quelquechose qui l’occupe et lui plaise, et de rétablir de la communication interpersonnelle dans sa vie.
C’est là que je pense à « Vivre », une personne âgée qui ne s’ennuie plus.
Et ce vivre passera probablement par une tierce personne, créera de l’emploi, de l’activité. En ce sens le service rendu à la personne âgée « Fera vivre », peut-être un chômeur.
Exemple : quelqu’un qui rêvait d’apprendre la musique… Réfléchir sur la possibilité d’apprendre un instrument…La rapprocher des bibliothèques…Découvrir la vie de certains musiciens, leur viellesse…leur lieu de vie, leur pays…Lire une biograhie…Organiser avec plusieurs personnes une discussion sur cette biographie…Prévoir une surprise lors d’un repas d’anniversaire : jouer devant ses petits enfants au bout d’un an d’apprentissage de l’instrument… Prévoir d’aller à un concert (calme)…
Ca serait vraiment du cas pas cas, selon les attentes de chacun.
Qu’en pensez-vous?
J’ai 42 ans, bac scientifique, diplôme de psychologue du travail, diplôme de responsable logistique.
dans l’attente de vous lire
Sophie
bonjour sophie,
ce que vous dites dans vos écrits est très intéressant, la partie psychologie des personnes âgées est très complexe elles sont larguées avec ce monde moderne, j’aimerais réunir des gens pour monter des projets pour le mieux vieillir, cela fait quatre ans que je travaille dans ce domaine, votre façon de voir pourrait très bien se greffer, des groupes de paroles peuvent se mettre en place pour concrétiser des projets, dans quelle région êtes vous, moi je suis dans le sud près de montpellier, peut on rentrer en contact?
philippe
Bonjour, je suis en Bretagne
Sophie
bonjour sophie
pouvez vous me contacter via mon blog afin d’avoir vos coordonnées merci
cordialement
philippe
je suis très content de l’effet que ce petit texte produit.
S’il peut contribuer, de quelque manière que ce soit, à créer des synergies entre des personnes ayant un but commun, l’objectif sera atteint.
Merci à tous pour ces partages riches à tout point de vue.
Ce n’est pas nous qui nous enfermons dans la solitude, mais les autres qui nous y enferme. Quand vous êtes en couple, les gens vous côtois et vous invite, mais dès que vous vous retrouver seule, après un divorce ou un deuil, les gens commencent à vous ignorer, vous laissant seule avec votre solitude. La solitude nous fait vieillir plus vite que le temps !! Elle nous ronge à l’intérieur et nous fait descendre aux enfers, alors qu’on aurait mieux aimé se promener dans le jardin du au Paradis.
bonjour coeurdepoemes
nous sommes des millions comme vous en France, c’est pour cela qu’il faut reforger notre avenir avec un mot que tout le monde connait mais n’applique pas LA SOLIDARITE, si tous les gens seuls(es) se réunissent nous pouvons refaire une société active, pour cela il faut que vous gardiez le moral et nous rejoindre pour redevenir actrice de votre avenir et non le subir, je suis dans le sud de la France et j’essaye de construire quelque chose sur ce phénomène de solitude j’ai pris contact avec Sophie la précedente interlocutrice elle est en Bretagne qu’importe internet fait des miracles elle a beaucoup de compétences je pense que l’on peut travailler ensemble, hier j’ai créé un groupe de discussions sur google groupes, vous pouvez également nous rejoindre via mon blog en cliquant sur mon nom sur ce blog (merci Christophe) et y laisser vos coordonnées je vous recontacte de suite après, vous n’êtes déjà plus seule que votre coeur de poèmes écrive les plus belles pages de votre avenir
cordialement
philippe