Améliorer ses relations aux autres… et à soi

2012

[Dossier] Les besoins humains (partie 4 et fin)

besoins humainsNous voila au terme de ce voyage au pays des besoins de l’Homme. Pour clore ce dossier, je partage cette semaine avec vous les besoins qui me semblent indispensables de prendre en compte pour un développement équilibré de l’Être humain dans son environnement: les besoins des enfants. Bien que les bases restent les mêmes (les enfants sont aussi des humains; si, si, je vous assure 🙂 ), il y a des besoins spécifiques que nous autres adultes devrions avoir à coeur d’assurer pour nos “bout d’choux”.  Voici lesquels.

Les besoins humains des enfants

Le développement de l’enfant se réalisant par phase, il existe des besoins encore plus spécifiques pour chaque tranche d’âge. Mon objectif avec ce billet n’est pas de faire une thèse sur le sujet mais plutôt de compléter le thème de ce dossier sur les besoins humains. Aussi, je partage ici les besoins de l’enfant dans sa globalité. Par exemple, le besoin de dormir n’est pas le même pour un bébé de un an que pour un enfant de dix ans. En revanche, dormir et avoir un sommeil de qualité est bien un besoin de base, quelle que soit la tranche d’âge.

Au niveau des besoins physiologiques, nous retrouvons basiquement les mêmes que ceux évoqués par Virginia Henderson dans la première partie de ce dossier. Seules quelques caractéristiques liées à ces mêmes besoins sont particulières aux enfants. Je n’y reviendrai pas pour éviter les redondances pesantes.

Passons maintenant à des besoins plutôt d’ordre psychologique et relationnel tout aussi important que les besoins physiologiques… voire plus.

Le besoin de se sentir aimé et apprécié

Nous sommes d’accord que nous retrouvons aussi ce besoin en tant qu’adulte (cf Maslow, Schutz et Salomé). Mais la grande différence avec les enfants est qu’il s’agit avec eux de construire quelque chose qui leur sera d’une utilité majeure tout au long de leur vie: l’estime de soi. C’est en effet au travers du regard que portent ses parents sur lui qu’un enfant bâtit la valeur qu’il a de lui-même, jour après jour.

S’il entend à longueur de temps qu’il est un incapable et un bon à rien, il en fera une réalité car ce sera la seule qu’il aura entendu. A contrario, si les messages récurrents de ses parents le valorisent et mettent en lumière ses qualités, alors il en fera aussi une réalité et construira son monde autour d’elle. Voilà entre autre comment se forment les croyances.

Le besoin d’évoluer dans un environnement stable et sécurisant

Là encore, les adultes oublient souvent que leurs enfants n’ont pas vraiment le choix du milieu dans lequel ils vivent et grandissent. En tant qu’adultes, si un environnement ne nous convient pas pour telle ou telle raison, nous sommes en capacité de le transformer si c’est dans nos cordes (ou d’en changer la perception que nous en avons) ou de le quitter si c’est hors de notre portée .

Notre responsabilité en tant que parent est de créer et maintenir un climat serein dans les relations au sein du foyer dans lequel évolue l’enfant, afin de lui épargner la souffrance du conflit intérieur entre l’envie de s’enfuir et l’impossibilité de le faire.

Le besoin de structure, de cadre et de repères

Intimement lié au besoin précédent, le besoin de structure et de cadre permet à l’enfant de se sentir en sécurité. La pose de limites claires et identifiables, le respect de certaines règles de fonctionnement au sein de la famille et surtout la cohérence des conséquences du non respect de ces codes fournissent une architecture solide sur laquelle l’enfant pourra s’appuyer et se développer en toute confiance.

La satisfaction de ce besoin tout au long de l’évolution de l’enfant lui fournira, une fois adulte, une capacité à s’auto-réguler et à faire preuve d’une certaine discipline personnelle propice à son épanouissement dans les différentes sphères de sa vie.

Le besoin de jouer

S’il y a bien un besoin qui caractérise les enfants, c’est celui-ci. Jouer, seul ou en groupe, permet à l’enfant de développer son imagination, de découvrir le monde qui l’entoure, de vivre des expériences diversifiées et adaptées à son stade de développement, d’acquérir le sens du partage, d’élaborer des scénarios complexes, d’apprendre à mobiliser ses ressources ou encore de se sentir inclus dans un groupe.

Je ne sais pas pour vous mais, en ce qui me concerne, ce besoin est toujours présent dans ma vie d’adulte. Les jeux ont changé, mais le plaisir de jouer est toujours présent. C’est grave docteur? 🙂

Derrière ce besoin, il y en a d’autres qui y sont rattachés

Le besoin de bouger, de courir, de sauter.

Avez-vous observé des enfants en train de jouer entre eux? Il doit exister une énergie quelque part en eux qui les pousse à se déplacer d’un point A à un point B… en courant. Imaginez-vous en tant qu’adultes ne vous déplacer en tout point où vous souhaitez vous rendre qu’en courant… ce serait hilarant!!

D’ailleurs, ce qui est beaucoup moins drôle, c’est que les raisons pour lesquelles les adultes courent de nos jours sont souvent liées au stress de la vie quotidienne. L’énergie positive qui nous conduisait à courir pour jouer (ou jouer à courir) quand nous étions enfants s’est malheureusement transformée à d’autres fins une fois entré dans le monde adulte. Mais c’est un autre sujet.

Le besoin de rêver

Oui, rêver est un besoin. Encore une fois, les adultes oublient parfois que le rythme de vie qu’ils s’imposent est aussi imposé à leurs enfants. Nous considérons que ce que nous pouvons supporter comme cadence infernale liée à nos activités quotidiennes sera supportée de la même manière par nos enfants. C’est ainsi que certains d’entre eux ont de véritables planning de ministres. Réveil à l’aube, école la journée, activités musicales et/ou sportives en fin d’après-midi, devoirs le soir, compétitions et encore devoirs le weekend, en résumé comment fabriquer des bourreaux de travail avant même d’être dans le monde du travail.

Dédramatiser l’ennui, prévoir des périodes d’inactivité, favoriser la rêverie et la réflexion est nécessaire au développement de la créativité et de la construction d’idées nouvelles pour les enfants. Leur équilibre psycho-affectif passe aussi par là.

A suivre…

Il existe bien entendu d’autres modèles classant les besoins des enfants; mais comme chez les besoins adultes, ils se recoupent toujours à un moment ou à un autre. Les quelques personnalités qui m’ont servi de références pour inventorier les différents besoins humains ne sont pas seules. D’autres figures connues et reconnues dans les domaines de la psychologie et du coaching ont, elles aussi, ajouté leur pierre à l’édifice.
Je pense notamment à Marshall Rosenberg fondateur de la communication non violente ou encore à Dale Carnegie, écrivain et conférencier du début du vingtième siècle et précurseur du développement personnel et du coaching. Eux aussi ont réfléchi aux besoins de l’Homme. Mais comme je le disais dans le billet précédent, les grands thèmes associés aux besoins humains se recoupent à un moment ou un autre dans leurs grandes lignes.

A la semaine prochaine.


Vos besoins sont-ils satisfaits ?

Faites le test

6 Comments to “[Dossier] Les besoins humains (partie 4 et fin)”

  1. Merci Christophe pour cette dernière phase qui se termine de manière magistrale.

    • Merci Abdelhamid pour ce retour très encourageant. J’ai appris que dans une présentation, quelle qu’elle soit, l’introduction et la conclusion sont à soigner particulièrement car hautement importantes.

  2. Bonjour Christophe
    Vos articles sont des présents pour moi.Merci pour tout ce que vous faites.

    • Merci à vous pour votre retour qui me touche. Il m’encourage fortement à continuer d’écrire.

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