Améliorer ses relations aux autres… et à soi

2016

Le bonheur est dans la chair de poule (partie 2/2)

ressentisLa dernière fois, nous étions partis au pays, non pas de Candy, mais des ressentis. Nous avions fait un petit distinguo avec leurs grandes soeurs et petits cousins, les émotions et sentiments. Ce fut bien joli tout ça, mais qu’en est-il du pourquoi du comment. Autrement dit, pourquoi est-il intéressant d’être (un peu plus) à l’écoute de ses ressentis et comment diable pouvons-nous nous y prendre ? C’est ce que nous allons explorer aujourd’hui.

5 raisons d’être (un peu plus) à l’écoute de vos ressentis

C’est presque mécanique; le temps nécessaire à checker votre corps et observer ce qu’il s’y passe vous détourne forcément de l’objet éventuel de votre préoccupation. Vous créez alors une sorte d’espace-temps virtuel où vous n’êtes plus collé à vos émotions comme une moule à son rocher, mais au contraire, un peu à distance de celles-ci et en capacité de les réguler. C’est un moyen de vous recentrer sur vous et de valider la raison n°2 que je vous fournis tout de suite, là, maintenant. 

  • Raison n°2 : revenir à l’instant présent

Toutes les formes de méditations en font leur leitmotiv. Se focaliser sur la respiration et les sensations de votre corps vous permet d’être automatiquement focalisé sur l’ici et maintenant. En effet, les papillons dans le ventre que vous ressentez à l’instant T sont votre réalité de l’instant T, mais ne seront qu’une simple réminiscence venant de l’instant T-1 ou qu’une pure projection vers l’instant T+1. Du coup, il n’y a rien de plus présent que de porter votre attention sur vos ressentis à l’instant où… vous les ressentez (oh, c’est puissant ça !!)

  • Raison n°3 : progresser dans la connaissance de soi 

Se connaître soi-même (Socrate, si tu m’entends…) ne passe pas uniquement par connaître son fonctionnement psychique, ses zones d’ombre, ses ressources et tout ce qui se rattache à nos processus psychologiques. En gros, nous ne sommes pas qu’un cerveau; nous avons aussi un corps. Et connaître son corps, et à fortiori ses ressentis, deviendra forcément un atout dans votre quête de vous-même.

Au fur et à mesure de vos observations sur vos ressentis, il arrivera un moment où vous pourrez les mettre en lien avec les stimuli qui arrivent de l’extérieur et, encore plus intéressant, avec les émotions qui y sont rattachées.
Exemple : Vous ressentez une baisse d’énergie quand vous quittez une réunion-projet où, à priori, tout semblait s’être déroulé correctement. Après avoir scanné votre corps, vous associez cette baisse d’énergie à la tournure que prend la relation avec le leader du projet; du coup, vous identifiez que l’émotion associée est l’appréhension. Fort et fier de cette découverte, vous pourrez choisir en conscience les options qui se présentent à vous afin de réguler cette appréhension (identifier vos besoins et y répondre, clarifier la relation avec le leader, vous positionner différemment, obtenir un soutien des autres membres du projet, quitter le projet, etc.)

  • Raison n°5 : apprivoiser son corps

Comme je le disais dans le précédent billet, certaines personnes ont beaucoup de mal à être en paix avec leurs ressentis, quels qu’ils soient. La moindre sensation leur génère un sentiment d’anxiété voire d’angoisse. Ils sont comme étrangers à leur propre corps et, du coup, dès que ce dernier se manifeste sous une forme ou sous une autre, ils ont l’impression qu’une sorte “d’Alien” est en eux et va les faire passer de vie à trépas. La réaction naturelle est alors de vouloir masquer, enfouir, refouler ce ressenti. Peine perdue, car plus cette énergie est contenue et retenue, plus elle prend de la puissance et “pousse” pour s’exprimer. C’est donc l’effet inverse qui se produit : le ressenti se fait sentir encore plus…

Vous aurez compris que l’idée serait alors d’accueillir ce ressenti comme il se doit, dès le départ, c’est à dire comme une simple information physique liée à une émotion éprouvée à l’instant T. De plus, il y a un phénomène carrément magique avec l’accueil des ressentis : plus cet accueil sera bienveillant, ouvert et conscientisé, plus les ressentis désagréables disparaîtront rapidement et plus les ressentis agréables dureront longtemps. Et comme chacun le sait, plus c’est long, plus c’est bon 🙂 . Une cause, deux conséquences; c’est tentant non ?

Bon, maintenant que nous avons vu le Pourquoi, explorons le Comment. Parce que c’est bien beau de savoir pourquoi être (un peu plus) à l’écoute de ses ressentis, mais comment fait-on concrètement ?

5 manières d’être (un peu plus) à l’écoute de ses ressentis

  • Respirer

Commençons par la base. Quoi de plus simple, à priori, que respirer ? Après tout, c’est un peu grâce à ça qu’on vit. Pour autant, il y a respirer et respirer. En effet, respirer pour vivre est une chose, respirer en conscience et sentir le flux respiratoire dans son corps en est une autre. Et c’est pourtant grâce à cette deuxième voie que vous pourrez entrer en contact avec votre corps et commencer à observer ce qu’il s’y passe. Il existe quantité de méthode pour se concentrer sur sa respiration. La plus simple (et pas la moins efficace…) est de s’allonger, placer les mains sur son ventre et laisser aller la respiration de manière naturelle. En portant votre attention sur ce flux et sur le mouvement de vos mains, soulevées par votre ventre, vous serez alors en contact avec votre flux respiratoire (et si vous vous endormez, c’est pas grave, vous aurez fait une bonne sieste)

  • Pratiquer une activité physique et/ou sportive

La gestion du souffle, la tonicité musculaire, l’accélération du rythme cardiaque, l’acide lactique qui envahit votre corps, les courbatures du surlendemain, l’énergie vitale qui circule après une séance de sport, les incontournables petits bobos de la pratique sportive sont autant d’éléments venant porter un sacré coup de projecteur sur l’intérieur de votre corps. Ressentir son corps après l’avoir mis en mouvement est une belle porte d’entrée pour accéder à ses ressentis. C’est une sorte d’apprentissage par exposition progressive à tout ce que dit le corps. Lire dans votre corps comme dans un livre ouvert, voilà le challenge à relever dont la pratique d’une activité physique vous facilitera la compréhension.

  • Méditer

Les bienfaits de la méditation ne sont plus à démontrer. Plus spécifiquement, concernant les ressentis, méditer permet d’observer sans juger toute votre vie intérieure. Un peu comme si vous étiez au cinéma, vous assistez à un film où les acteurs sont vos émotions, vos pensées et vos ressentis. Et le challenge est d’être suffisamment neutre face à tous les types de scénarios qui relie tous ces acteurs; sans jugement ni critique. En effet, iI peut s’agir d’une comédie, mais aussi d’un drame, d’un film d’horreur, d’un thriller angoissant ou d’un film catastrophe.

Là encore, l’exercice demande un peu d’entraînement pour porter ses fruits. De plus, méditer ne veut pas forcément dire s’asseoir dans la position du lotus, façon moine zen au fond de son jardin sous un arbre avec un petit cours d’eau à côté. C’est plus l’état d’esprit qui compte et méditer peut tout aussi bien se réaliser à la terrasse d’un café ou dans la file d’attente à la Poste (bon là, c’est plutôt un scénario de film de guerre qui sera projeté…) 

  • S’ouvrir à soi

Autre manière d’être (un peu plus) à l’écoute de ses ressentis, est “tout simplement” de s’ouvrir à soi. S’ouvrir à soi entre dans la catégorie des grandes permissions que vous pouvez vous accordez (il y en a d’autres… peut-être pour un prochain billet). Parfois, le fait d’être malentendant, voire sourd à ce que votre corps exprime, n’est pas forcément de votre fait directement. Peut-être que cette difficulté d’être à l’écoute de vos ressentis est la conséquence d’un message issu du passé, émis par d’autres que vous (je ne vous fais pas un dessin!). Du coup, cette surdité pourrait s’améliorer dès lors que vous vous accorderez cette permission fondamentale :

Je peux éprouver des émotions et ressentir des choses dans mon corps. Ce n’est ni bien ni mal. C’est juste normal. 

  • Expérimenter de nouvelles situations émotionnelles

Une autre piste pour finir ce billet serait celle de partir en quête de ressentis. Pour cela, rien de mieux que découvrir des situations où les émotions sont à l’honneur. Et si possible des situations que vous n’avez encore jamais vécues. Toujours dans l’optique de la progressivité, n’allez pas sauter à l’élastique demain si aujourd’hui le simple fait de regarder par le balcon de chez Tata Fifine (qui est au premier étage) vous génère un malaise. L’idée est de se sentir de plus en plus confortable avec tout ce qui se passe à l’intérieur de votre corps. Et comme je le disais avec la raison n°5, plus vous serez en confort avec vos ressentis (quels qu’ils soient), mieux vous pourrez apprécier ceux qui vous sont agréables et prendre un peu de recul avec les autres.

Bon, et si je vous demandais maintenant ce que vous ressentez, là, à cet instant, à la fin de la lecture de ce billet ?

Si vous avez apprécié ce billet, pensez à le partager sur vos réseaux…

6 Comments to “Le bonheur est dans la chair de poule (partie 2/2)”

  1. Bonjour Christophe,
    C’est rassurant. On ressent une paix intèrieure malgré les embuches de la vie.
    Ça permet comme vous le dites d’être sûr de soi et d’avoir le sentiment d’etre sur la bonne voix.
    Dominique

  2. Bonjour Christophe,
    Merci pour la suite. Des conseils simples à appliquer et pertinents pour se connecter à soi-même. C’est simple de se faire du bien. 🙂
    A bientôt,
    Isabelle.

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