Un billet écrit cette semaine en écho à celui d’un blogueur dont j’apprécie la plume, Mohammed Mouras du blog Semeunacte.com. Il était question de l’influence que peut avoir notre environnement sur nos comportements, stratégies, croyances et valeurs qui font de nous ce que nous sommes. C’est ainsi que, sans nous en rendre compte, les gens que nous côtoyons, les lieux que nous fréquentons et les centres d’intérêts qui nous attirent façonnent avec le temps une sorte de “carte du monde” qui nous donnent l’impression que ce que nous y voyons et expérimentons correspond à la réalité du terrain, donc au territoire sur lequel nous évoluons physiquement et quotidiennement.

Rien n’est moins sûr chers lecteurs!

Les mondes parallèles

De nombreuses histoires de science-fiction relatent les aventures de voyageurs glissant entre des mondes différents et en même temps proches de part leur environnement ou leur structure.

La “réalité” rattrape la science-fiction lorsque nous prêtons un peu attention aux différents mondes qui peuvent exister autour de nous. Des passerelles existent bien entendu et heureusement, mais de nombreuses incompréhensions, débouchant parfois sur des conflits, sont les conséquences d’un choc entre deux mondes différents.

Jusqu’à présent, j’ai eu l’opportunité de côtoyer plusieurs “mondes” dont les éléments qui les constituent n’ont à priori rien à voir les uns avec les autres (personnes, cultures, philosophie, croyances, vision, etc…). Il s’agit du monde médical et paramédical (ma première profession), du monde des arts martiaux (et plus généralement du sport), du monde de la recherche et des sciences dites “dures” (par l’intermédiaire d’un de mes frères) et enfin du monde du coaching et du développement personnel dans lequel je baigne depuis maintenant quatre ans.

Il est probable que certains d’entre vous y voient comme moi des passerelles évidentes entre ces différents univers. C’est d’ailleurs ce qui a contribué à mon propre développement personnel et professionnel et fait de moi ce que je suis aujourd’hui. En revanche, j’ai pu constater et constate encore aujourd’hui combien l’incompréhension d’un univers vis à vis d’un autre peut parfois s’avérer d’une ampleur considérable.

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En joue… feu!

Une récente expérience m’a rappelé, un peu douloureusement je dois l’avouer, que le passage d’un monde à l’autre peut parfois entraîner des réactions vives pour ne pas dire violentes de certaines personnes barricadées au sein de leur propre monde.

J’ai en effet proposé mes services en tant que coach auprès de mes collègues infirmières, par un système classique de mailing par voie postale. Après avoir vécu, exploré et synthétisé certaines des difficultés d’ordre relationnel et/ou de communication rencontrées au quotidien, je me proposais ainsi de mettre à profit mes compétences acquises lors de mes formations et expériences de coach; tout cela dans le but d’accompagner ces professionnelles de la santé vers un peu plus de légèreté et de confort dans un quotidien parfois très lourd.

Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je reçus le premier appel lié à cette démarche et dont le contenu a rapidement tourné au procès d’intention en bonne et due forme. Au-delà de l’agressivité dans laquelle mon interlocuteur a montrer une performance à faire pâlir le plus agressif des pitbulls, je prenais conscience de la désinformation dont il a peut-être été victime concernant le métier de coach et ainsi de l’écart qui peut exister entre deux mondes.

Après cinq bonnes (enfin c’est une façon de parler 🙂 ) minutes d’accusations et autres condamnations en tout genre auxquelles je constatais que les réponses que je fournissais étaient inutiles, je décidai de ne pas faire plus de la même chose et d’écourter la conversation (ou plutôt le monologue).

Vers l’infini et au-delà*

(Je connais mes classiques, n’est-ce pas?)

L’idée qui me semble intéressante pour conclure ce billet de la semaine, est de réfléchir à ce qui constitue notre monde. Prendre conscience que notre vécu au quotidien, les gens que nous côtoyons, les lieux où nous avons l’habitude de nous rendre, les “choses” que nous faisons, sont une infime partie de ce qui existe autour de nous.

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Accepter l'Autre dans sa différence

Il existe autant de mondes qu’il y a d’êtres humains sur terre (ça en fait quelques-uns…). Explorer ces autres mondes, découvrir leurs richesses et leurs fonctionnements, leurs visions de la vie et leurs philosophies, ne pourra que nous enrichir personnellement et nous permettre d’agrandir notre propre carte du monde. Enrichir les rapports humains et les relations humaines passe en priorité par cette ouverture vers l’Autre dans son unicité.

Sortir de sa zone de confort n’est pas forcément chose facile, et en même temps, y rester cloîtré revient inévitablement à favoriser ce que j’appelle le cancer de l’âme: aigreur, rancune, méchanceté, colère ou dans un autre registre tristesse, ennui, amertume, anxiété ou déprime.

Pour finir, une pensée de Françoise Dolto:
“Tout groupe humain prend sa richesse dans la communication, l’entraide et la solidarité visant à un but commun : l’épanouissement de chacun dans le respect des différences”

J’adhère!
A la semaine prochaine

*Buzz l’éclair dans Toy Story, ça ne vous dit rien?