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Voici à nouveau un billet rédigé dans le cadre du festival “A la croisée des blogs”. Ce mois-ci, l’évènement est organisé par Jean-Marc Terrel du blog planete-coaching.com. Ce que j’aime dans ces rencontres entre blogueurs de tout bord, c’est le côté convivial des échanges et le partage d’idées sur un même thème. Je trouve cela très riche et stimulant.
Le thème de ce mois est “le succès”. Voici donc dans ce billet, mon point de vue sur ce sujet largement répandu dans les domaines du développement personnel et du coaching.

En réfléchissant sur ce thème et en posant quelques idées qui me venaient spontanément, je me suis vite aperçu que j’étais partagé sur la direction à donner à ce billet. J’ai en effet commencé à sortir les grands principes de coaching, de développement personnel et toute l’armada de techniques de réussite, et rapidement quelque chose en moi m’a emmené sur le chemin du contre-courant et du côté obscur de la force :-).

Peut-être est-ce le temps tout gris et pluvieux que je vois en regardant par ma fenêtre qui m’y a conduit, qui sait? A moins que ce ne soit tout simplement ça le “cogito ergo sum”, “je pense donc je suis” de René Descartes? René… sooors de ce cooorps!!!

Quoi qu’il en soit, je vais partager avec vous aujourd’hui mon double ressenti.

Au commencement était l’apprentissage

Pour moi, le succès est simplement l’issue favorable d’une stratégie mise en œuvre pour atteindre un objectif. Cette stratégie dite de réussite est quelque chose qui ne vient pas de l’opération du saint esprit. C’est une façon de construire le chemin qui nous mène vers ce que nous voulons. Et cela s’apprend.

A l’école, on nous apprend des tas de trucs plus ou moins utiles, mais je n’ai pas le souvenir d’avoir eu des cours d’apprentissage à la réussite.
Comment bien définir un objectif, comment créer un plan d’action, faire un rétro-planning, prévoir des plans B ou C, repérer ce qui dépend de moi ou pas, comment mobiliser mes ressources internes et externes, dépasser mes freins, apprivoiser mes peurs, bref faire en sorte de mettre toutes les chances de mon côté pour obtenir un succès.

Et au-delà du fait d’apprendre à réussir, je dirais qu’il est plus judicieux d’apprendre… à apprendre à réussir. L’enfant devenu adulte saura alors comment faire pour mener à bien les projets qui se présenteront à lui durant toute son existence et dans les différents domaines de sa vie personnelle, professionnelle, sociale, etc. Ces “méta” compétences feront partie intégrante de son fonctionnement et pourront alors être mobilisées dès que le besoin se fera sentir.

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Bien entendu, rien n’est perdu si vous avez débarqué dans la vie adulte sans vraiment avoir acquis ou appris ces principes de base pour apprendre à apprendre à réussir. L’apprentissage fonctionne aussi à l’âge adulte et certaines stratégies conduisant au succès peuvent être intégrées dans la vie d’une personne qui s’y intéresse un tant soit peu.

Et d’après moi, l’une des premières compétences à mobiliser dans toute stratégie de réussite est paradoxalement celle de savoir quoi faire en cas d’échec.

Échec au Roi

C’est ici que mon deuxième ressenti m’a conduit. Car qui dit succès, réussite et autres atteintes d’objectifs, dit aussi boulettes, échec, plantage et autres appendice nasal rompu.

Pour revenir à notre système éducatif, je suis effaré par la culture de l’échec qui y est inculquée. Que ce soit lors de mes propres années passées sur les bancs de l’école ou celles de ma fille qui y est encore, le fil rouge des évaluations, contrôles et autre bulletins scolaires pointe essentiellement sur les accidents de parcours, sur LA matière où “l’élève est en difficulté“, sur l’unique dérapage comportemental qui a eu lieu un “jour-sans”, bref sur ce qui ne va pas comme bon semble aux faiseurs de moutons (pardon, ça m’a échappé…)

Les côtés positifs, les réussites, les bons résultats, les compétences relationnelles sont à peine évoqués avec un timide “Doit poursuivre ses efforts“.

Mais qui a parlé d’effort?

Peut-être que la matière concernée par les succès est simplement attractive pour l’enfant, que la méthode qu’il emploie pour réussir dans ce domaine est efficace, que la qualité relationnelle établie avec le professeur est bonne ou que ce dernier voit ses élèves comme des êtres plein de richesses et de ressources.

Attention, je ne généralise pas mes propos à l’ensemble des acteurs de l’éducation, mais plutôt au système éducatif lui-même. Il y en a heureusement certains qui sortent des sentiers battus pour enseigner d’une façon très efficace. Ils se reconnaîtront car je sais que certains d’entre eux lisent ce blog 😉

Bon après ce petit coup de gueule, revenons au revers de la médaille du succès, c’est à dire à l’échec. Albert Einstein a dit un jour “Je n’ai pas échoué, j’ai trouvé dix milles solutions qui ne fonctionnent pas“. J’aime beaucoup ce point de vue qui montre qu’il n’y a d’échec qu’à partir du moment où nous le considérons comme tel.

Il est évident que je ne connais personne qui aime se prendre une porte dans le nez. Mais si, après l’avoir pris, nous étudions les circonstances qui nous ont fait la prendre, peut-être que la prochaine fois nous saurons être vigilants quant aux paramètres nous ayant conduit à moucher rouge.

Pour résumer, un échec est une source d’informations utiles pour réussir une prochaine fois.

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La ruée vers l’or

Pour finir ce billet, j’aimerais éclairer une zone un peu obscure comportant quelques pièges où il est très facile de tomber. De façon générale, je suis assez prudent sur ces thèmes de performances, de succès, de gloire à la réussite et autres “Devenez riche en vous grattant le lobe de l’oreille“.

C’est à partir de là que je ne vais pas me faire que des amis 🙂

Vous allez me dire que c’est un comble pour un coach de scier la branche sur laquelle il est assis en fustigeant les principaux thèmes (à première vue) de son domaine professionnel. Vous avez peut-être raison… sauf que je ne scie rien du tout. Je fais en sorte de garder le plus possible les pieds sur terre en gardant ma tête dans les étoiles.

De plus, je considère le métier de coach comme bien plus qu’une recherche éperdue de la performance, du succès ou du désir de devenir Mr Plus. Ces thèmes, certes récurrents, sont la partie émergée de l’iceberg qu’est le métier de coach. J’avais d’ailleurs écrit quelques lignes sur cette idée de coaching de performance au côté d’un autre type d’accompagnement qu’est le coaching de sens (pour rappel, l’un n’étant pas incompatible avec l’autre).

Les thèmes cités plus haut font le bonheur (financier) de quelques personnes ayant effectivement du succès dans leur modèle économique. Mais combien de prétendants à ce type de lauriers sont restés sur le carreau?

Je prends souvent l’image des chercheurs d’or à la grande époque de la ruée vers l’or. Savez-vous qui étaient les plus riches durant cette période? Ce n’était évidemment pas les chercheurs d’or, mais bel et bien ceux qui leur vendaient des pelles et des pioches. Les vendeurs de pelles se contre foutent de savoir si vous avez obtenu le succès que vous avez eu à cœur d’obtenir. Une fois qu’ils vous ont vendu leur pelle, ils vous laissent vous démerder avec tous les autres paramètres qui eux sont bien plus impactants sur la réussite (ou pas) de votre projet.

Et si par un sursaut de lucidité, vous leur réclamez des comptes, ils passent alors sur un autre registre de leur expertise, à savoir la culpabilisation. VOUS avez probablement fait quelque chose qui ne va pas, VOUS avez mal compris la notice d’utilisation de la pelle, VOUS n’y avez pas assez consacré de temps, d’énergie ou … d’argent 😉

Tout ça pour dire que le succès, la réussite, c’est bien, c’est beau, c’est noble, mais si c’est au prix d’une certaine forme de souffrance, de culpabilisation ou d’investissement aussi rentable que la commercialisation de tongs en Antarctique, alors merci mais non merci; je passe mon tour.

À la semaine prochaine…

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