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Petit billet de rentrée qui sent encore bon le monoï et le sable chaud. Et pour reprendre la plume (enfin, le clavier), je réponds avec cet article à la question d’une lectrice qui s’interroge en ces termes : “Comment est-ce possible d’être la cause de ce qui se passe dans notre vie ? Lorsque l’on chute en marchant et qu’un membre se casse ?  Comment sommes-nous responsables lorsque l’on subit le divorce de ses parents? etc., etc. C’est un peu dur à admettre même si toutes ces expériences sont la Vie.” Un grand merci à Alexia pour m’avoir permis de sortir de ma torpeur estivale, remettre les neurones en fonction et vous proposer, chers lecteurs, cet article de rentrée.

Derrière sa question, j’ai vu aussi combien certains messages diffusés dans le microcosme du développement personnel pouvaient être source de confusion pour qui veut reprendre sa vie en main. Et très souvent, confusion et paradoxe sont les deux faces d’une même médaille.

C’est pour cela que j’ai choisi d’élargir le sujet en vous proposant 5 grands paradoxes du développement personnel que j’ai pu repérer au grès des séances avec mes clients, de mes recherches sur le sujet et des messages que je peux lire ou entendre ici et là.

Paradoxe du développement personnel #1 – Être responsable de sa vie tout en évitant la culpabilité liée à toutes les tuiles qui vous tombent sur le coin de la figure.

C’est un peu le sens de la question d’Alexia.

Je crois que ce paradoxe est lié à une confusion sur le mot “responsable”. Souvent, il est compris dans le sens de “coupable”, ou “être la cause de

À mon avis, c’est plutôt dans le sens “régisseur”, “organisateur”, “fondateur” ou “créateur” qu’il conviendrait de le voir. Et question responsabilité, nous sommes responsables uniquement des quatre éléments suivants, qui nous concernent, nous et nous seuls.

  • Ce que l’on dit (nos mots)
  • Ce que l’on fait (nos actes)
  • Ce que l’on pense (nos pensées)
  • Ce que l’on ressent (nos émotions)

Pour le reste, ça ne nous appartient plus.

Si vous tombez et que vous vous cassez une jambe, vous n’êtes bien entendu pas la cause de cet évènement. Votre responsabilité commence avec ce que vous allez dire, faire, penser et ressentir après cet évènement.

Par exemple, vous pouvez penser et dire

Ça n’arrive qu’à moi. Je suis maudite. Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ?

Vous pouvez alors vous flageller à longueur de journée, être en colère contre le monde ou sombrer dans une profonde tristesse durant tout le temps de votre convalescence.

Mais vous pouvez aussi voir cette “pause forcée” comme l’occasion de prendre soin de vous, de régler des dossiers passés aux oubliettes, de lire cette pile de bouquins qui ne cesse de grandir, de reprendre contact avec des personnes que vous n’avez pas vues depuis des lustres, de préparer vos prochaines vacances, etc.

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Concernant le divorce des parents, c’est un peu la même chose. Même si l’événement en lui-même ne vous concerne pas directement (vous n’en êtes donc pas la cause), il est vrai que vous l’avez subi à un moment donné. Pour autant, aujourd’hui si vous devez être responsable de quelque chose (dans le sens créateur ou créatrice de quelque chose), c’est de ce que vous en dites, en faites, en pensez et ressentez.

Par exemple, vous pouvez vous accrocher à la pensée/croyance

si j’en suis là aujourd’hui, c’est à cause du divorce de mes parentsdéveloppement personnel

ou bien envisager les choses sous un autre angle, du style

ce qui est important aujourd’hui, c’est ce que je fais avec ce qui ne dépend que de moi

Ces deux pensées au sens différent relèvent de votre unique responsabilité. C’est un peu comme si vous étiez juste devant une bifurcation avec un chemin qui part à gauche et un autre qui part à droite. C’est vous qui décidez du chemin que vous allez emprunter; avec en bonus le gros avantage de connaître les éléments que vous allez y trouver (c’est ça la lucidité).

Et vous voyez bien que suivant la direction que vous prenez, les résultats en terme de comportements, d’émotions, de relations, de ressentis ou de motivations, seront radicalement opposés.

Alors, quel chemin choisissez-vous de prendre ?

Paradoxe du développement personnel #2 – Ne jamais abandonner face à l’adversité tout en lâchant-prise sur ce qui échappe à votre contrôle.

Voici un autre paradoxe hyper répandu, dont je suis moi-même aux prises de temps en temps (à force de baigner dedans, forcément; la tête dans le guidon, tout ça, tout ça…). J’avais d’ailleurs déjà soulevé ce paradoxe dans mon précédent billet “Lettre à toi qui pense baisser les bras” en traitant de la différence entre persévérance et obstination.

Combien de fois ai-je vu des personnes en souffrance, voire en rupture parce qu’elles s’accrochaient éperdument à une situation, un objectif, une relation ou un comportement devenu toxique pour elles. Outre l’intention positive qui les conduisait à cette rigidité, il y avait aussi en arrière-plan le fameux message martelé par bon nombre de gourous du développement personnel : “N’abandonne jamais”.

Attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit; il ne s’agit pas de lâcher vos projets ou objectifs au premier pépin qui se place sur votre route. J’ai presque envie de dire que les embûches font partie du jeu. Si la vie était un long fleuve tranquille, ça se saurait.

Pour autant, il me semble aussi nécessaire de faire preuve d’un minimum de lucidité et de souplesse quand le jeu n’en vaut plus la chandelle. En coaching, il y a un concept fondamental faisant partie du cadre de référence du métier : celui d’écologie personnelle; c’est-à-dire être à l’écoute de ce qui est bon pour soi et anticiper sur ce qui ne l’est pas ou plus. Et d’autant plus dans une période de changement, de cheminement vers un objectif ou de réalisation de projet. Du coup, en écoutant ou lisant certains messages de ces fameux gourous, se prétendant coachs, je me demande où se trouve l’écologie personnelle dans leurs discours.

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C’est un peu la problématique de la “gouroutisation” en général. Il me semble important de garder à l’esprit que les grands principes, règles et recettes qu’ils martèlent à longueur de temps, ont été ou sont super efficaces… pour eux. Et jusqu’à preuve du contraire, eux ne sont ni vous ni moi. Les chemins empruntés pour arriver là où ils en sont aujourd’hui ne correspondent qu’à LEUR parcours, LEUR personnalité, LEURS failles et LEURS forces, LEURS relations et LEUR environnement.

Se sentir motivé par leur énergie et certains éléments de leurs discours est une chose (j’en fais partie); suivre religieusement leurs dogmes pour au final culpabiliser de ne pas arriver au bout et en souffrir en est une autre.

Mais bon, je m’égare. Revenons à notre sujet.

Vous constaterez que dans l’intitulé de ce paradoxe il y a deux éléments clés à prendre en compte; “Adversité” et “échappe à votre contrôle”.

Si vous avez un projet ou un objectif qui vous tient à coeur et vers lequel vous vous dirigez, vous allez forcément vous retrouver devant des difficultés. Généralement, les premiers obstacles ou les premières désillusions sont assez facilement digérés, car la motivation est toute fraîche. Avec le temps et le cumul de freins qui vous ralentissent, l’enthousiasme du début laisse la place au doute, voire à l’inconfort. C’est précisément là qu’un petit travail de lucidité et de prise de recul est nécessaire. Posez-vous alors les questions suivantes :

  • Pour quoi (en deux mots) est-ce que je fais ce que je fais ? vous vous connectez alors au sens profond de votre objectif ou votre projet.
  • Où en est mon écologie personnelle en poursuivant cette voie ? vous serez alors à l’écoute de ce qui est bon pour vous et pourrez anticiper sur ce qui ne l’est pas ou plus.
  • Quels sont les autres chemins possibles pour arriver à mon but ? vous identifierez alors d’autres voies pour continuer vers votre objectif; même si elles sont plus longues ou moins empruntées
  • Quelle est la faille dans mon égo que mon acharnement vient combler ? elle pique un peu celle-là, mais mettre de la lumière là-dessus vous permettra de plus facilement lâcher-prise sur votre entêtement.

Bien, bien bien. Je vois là que pour un billet de rentrée, je suis en forme 🙂

Du coup, je vais couper cet article en deux et vous proposerai les trois autres paradoxes la semaine prochaine.

Petit teaser :

  • Paradoxe du développement personnel #3 – Apprendre à “gérer” vos émotions tout en les accueillant et les acceptant.
  • Paradoxe du développement personnel #4 – Être autonome et maître de sa vie tout en ayant besoin d’un coach (ou thérapeute) pour y arriver.
  • Paradoxe du développement personnel #5 – Trouver le bonheur sans le chercher

Si vous-même êtes englué dans un paradoxe et voulez être accompagné pour en sortir, contactez-moi ici. Nous pouvons travailler ensemble.


Quand on partage un bien immatériel, on le multiplie(Idriss Aberkane – Libérez votre cerveau)

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