Se lancer dans sa première recherche d’emploi ou se remettre à postuler après plusieurs années de travail, est loin d’être une chose aisée. D’autant plus quand la situation économique est tendue, interdisant le moindre faux pas lors d’un entretien d’embauche. Quels atouts de sa vie professionnelle mettre en avant ? Comment aborder les périodes moins glorieuses ? Il n’est pas simple de réaliser cette introspection et de porter un jugement sur son parcours. Un coach peut-il se permettre d’exercer ce droit d’inventaire qui nous fait parfois tant défaut ?

Un droit d’inventaire, c’est quoi ?

Dresser l’inventaire de ses compétences est une étape incontournable dans la recherche d’un emploi que cela soit pour écrire un cv, une lettre de motivation ou préparer un entretien. Elle permet de faire le point sur les acquis, de les hiérarchiser et de percevoir les domaines à améliorer. Toutefois, un droit d’inventaire va bien plus loin que cette énumération objective : il inclut la notion de jugement, tout du moins de critique des compétences. Autoriser à ce qu’un tiers porte un regard extérieur sur nos expériences passées peut être rudement efficace, tout en étant difficile à assumer…

Clarifier les compétences acquises et déceler celles encore méconnues
Rien de tel qu’un regard extérieur, dégagé de tout passif émotionnel, pour analyser un parcours en toute neutralité. Les diplômes si durement acquis deviennent parfois, dans l’esprit d’un coach, de simples paliers vers une spécialisation. À l’inverse, un CDD oublié dans une entreprise de pointe ou un loisir atypique peuvent revêtir une grande valeur par les ouvertures qu’elle permet. En procédant ainsi, le coach met en synergie les étapes d’un parcours professionnel avec les réalités actuelles du marché de l’emploi. Il va puiser dans les acquis du candidat, mais aussi au cœur de sa personnalité, pour bâtir un profil attractif à destination des recruteurs.

Contextualiser et reformuler les acquis

Après s’être autorisé à ‘faire un tri’ dans le passé d’un candidat à l’emploi, le coach va s’attacher à actualiser ses compétences. Les métiers évoluent : ce que l’on appelait autrefois ‘mécanicien’ rassemble aujourd’hui un grand nombre de tâches ultras spécialisées et nommées distinctement. En reformulant certaines compétences générales, le coach permet au candidat de découvrir une polyvalence insoupçonnée et des connaissances qu’il n’aurait pas pensé à valoriser (bureautique, maîtrise des NTIC, conduite d’engins, etc.). Le candidat redécouvre ses atouts et gagne confiance en lui : il n’est pas aussi déconnecté du marché de l’emploi qu’il le pensait !

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Prudence toutefois…

Même préparé et motivé, il n’est jamais évident d’accepter le jugement d’un tiers sur une chose aussi personnelle et impliquée qu’un parcours professionnel. Le travail façonne aujourd’hui une grande part de notre image sociale : changer de point de vue ou redéfinir le centre de gravité d’un CV peut être perturbant si le candidat n’y est pas prêt.

La subtilité et les qualités d’écoute du coach sauront alors accompagner la personne vers ses premiers entretiens et son retour progressif à l’emploi.

Article rédigé par Nadège Valla dans le cadre d’une collaboration avec le site CareerBuider.