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C’est un comble chers lecteurs ! Je prétends traiter de sujets liés aux relations humaines et à la communication depuis plus de deux ans et je me rends compte aujourd’hui que je n’ai jamais parlé d’un des fondamentaux de ce domaine, l’empathie. Je compte bien rétablir la cohérence de la ligne éditoriale de ce blog en partageant cette semaine avec vous mes dernières lectures sur le sujet.

Qu’est-ce que l’empathie ?

Étymologiquement, « empathie » provient du terme Einfuhlung, qui fait référence à la projection d’une personne dans la situation de l’autre. Depuis lors, cette définition a évolué grâce aux travaux effectués dans différents champs de recherche tels que la philosophie, la psychologie et les neurosciences.

D’après Jean Decety, neurobiologiste, professeur à l’université de Washington, et directeur du laboratoire Social Cognitive Neuroscience à Seattle, l’empathie ne peut s’envisager que lorsque la personne fait l’expérience d’une réponse émotionnelle face à l’émotion d’autrui. De plus, la personne doit être capable d’effectuer une distinction entre soi et autrui et de réguler ses propres réponses émotionnelles.

Voici donc une définition de l’empathie :

Trait de personnalité caractérisé par la capacité de ressentir une émotion appropriée en réponse à celle exprimée par autrui, d’effectuer une distinction entre soi et autrui (c’est-à-dire être conscient de la source de l’émotion et pouvoir décoder l’émotion d’autrui) et de réguler ses propres réponses émotionnelles.

On partage ?

La première caractéristique de l’empathie est donc la réponse émotionnelle ou réponse affective. Toujours d’après Jean Decety, en situation d’empathie, l’émotion que l’on ressent est similaire à l’émotion que vit autrui. Pour autant, l’émotion ressentie se situe quand même dans un juste milieu entre l’absence de réponse émotionnelle (froideur) et une réponse émotionnelle trop intense qui peut mener à un sentiment de détresse.

À noter toutefois qu’il convient de faire une distinction entre empathie, sympathie et compassion.

  • La sympathie possède un caractère plus “affectif” dans la relation. Elle est ressentie par des personnes partageant une même réalité émotionnelle à un instant donné. La personne qui nous paraît “sympathique” est un peu comme notre propre reflet dans un miroir. A priori, puisqu’elle partage les mêmes sentiments que nous, elle nous paraît proche de nous. Ainsi, il est possible d’être sympathique (car partageant la même émotion) et pas forcément empathique (car je ne sais pas vraiment à qui appartient ce que je ressens ici et maintenant).
  • Autre terme gravitant dans le même champ, la compassion est définie comme le désir de mettre fin aux souffrances d’autrui et à leurs causes. L’objectif est plus orienté vers la notion de souffrance. Compatir, c’est “souffrir avec” d’après la racine latine cum patior. Il y a dans la compassion une véritable volonté consciente de ressentir la souffrance de l’autre, quitte à se confondre avec elle. Dans la compassion il y a cette idée d’agir pour diminuer la souffrance que ressent l’autre. C’est, entre autre, pour cette raison que la compassion est plus souvent l’apanage des religieux (Mère Thérésa, l’abbé Pierre, le Dalaï Lama pour les plus connus)

Pour résumer :

  • Avec l’empathie vous comprenez fondamentalement ce que ressent l’autre
  • Avec la sympathie vous partagez complètement son vécu émotionnel
  • Avec la compassion, vous souffrez avec l’autre et désirez agir pour atténuer voire faire disparaître sa souffrance ou ses causes.
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Ça c’est moi, ça c’est toi

Il ne suffit pas de ressentir une émotion pour parler d’empathie. Il faut également que la personne soit capable de faire la distinction entre ses propres émotions et celles d’autrui. Pour cela, il est nécessaire d’avoir la connaissance de la source de l’émotion et de prendre la perspective de l’autre.

Par exemple, pour la source de l’émotion, si vous voyez un tennisman qui se tord la cheville lors d’un match de tennis, vous pouvez « avoir mal pour lui », mais vous ne ressentirez pas pour autant la douleur physique à la cheville. Même chose pour la gent masculine lorsqu’elle voit un individu du même sexe tomber malheureusement à cheval sur une poutre ou une rambarde 😉

Pour les émotions c’est pareil, lorsque nous ne sommes pas conscients que l’origine de ce que nous ressentons est liée à une autre personne, il y a de fortes chances que notre réponse émotionnelle sera de type automatique et notre tendance sera alors d’imiter et de nous synchroniser avec les expressions, les vocalisations, postures et les mouvements de l’autre. Par exemple si je vois mon amie qui pleure et est en détresse, je ressens alors instantanément et aussi fortement qu’elle de la détresse et j’ai du mal à savoir pourquoi. Mon but sera alors de diminuer ma propre détresse par quelque moyen que ce soit et je ne serai plus en capacité de pouvoir lui apporter une aide appropriée.

En ce qui concerne la prise de perspective de l’autre, l’idée est de mettre en sourdine son propre point de vue tout en décodant ce que l’autre est en train de vivre. Plus facile à dire qu’à faire je vous l’accorde. Pourtant, c’est là l’un des piliers du coaching et de toutes les autres formes d’accompagnement.

Gérer ? Non, réguler

La régulation émotionnelle fait référence à l’ensemble des processus (affectifs et cognitifs) mis en oeuvre par un individu afin de modifier ses réponses émotionnelles spontanées. Ainsi, un individu compétent dans la régulation de ses émotions est capable de gérer son stress et ses émotions lorsque celles-ci sont inadaptées au contexte. Il sera en outre capable de gérer les émotions et le stress d’autrui. C’est là qu’est toute la différence entre la gestion et la régulation.

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Pour la petite histoire, de nombreuses études ont montré que face à une situation dont l’impact émotionnel est conséquent, les processus de régulation des émotions sont plus efficaces que les processus de suppression. En d’autres termes, mieux vaut apprendre à “voir les choses sous un autre angle” (comme nous pouvons le faire en coaching) plutôt que  tenter de “faire disparaître” une émotion qui, de toute façon, ressortira tôt ou tard sous une autre forme. Par exemple, avant de prendre la parole en public, les stratégies du genre “J’ai pas peur, j’ai pas peur, j’ai pas peur” ont pour conséquence une augmentation de la peur de parler en public.

Ainsi, pour revenir à la notion d’empathie, une régulation émotionnelle adéquate permet de moduler l’émotion négative pour la maintenir à un niveau d’activation émotionnelle optimale.

Pour finir

En conclusion de ce billet, il est important de noter que ces trois composantes ne sont pas indépendantes les unes des autres mais au contraire fonctionnent ensemble et s’influencent mutuellement.
Il y aurait bien d’autres choses à raconter sur l’empathie, le sujet étant loin d’être épuisé et épuisable. Si le sujet vous intéresse je vous invite à prendre les références du livre cité ci-dessous dont ce billet a été largement inspiré.

À la semaine prochaine.

“Psychologie des émotions” Olivier Luminet. Ed. de boeck

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