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"COMMENT REPRENDRE MA VIE EN MAIN"

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Je reçois aujourd’hui un invité de marque dans les pages du blog. Il s’agit de François Delivré, l’un des pionniers du coaching en France. Auteur du livre “le métier de coach“, il fait figure de référence dans la profession, tant pour ses qualités humaines que professionnelles et pédagogiques. Ayant récemment reçu l’un de ses courriels, j’ai remarqué qu’il traitait un sujet fondamental sous un format qui m’a rappelé certains billets de ce blog sous l’appellation “Lettre à toi…“.  En l’occurrence, il s’agit ici d’une lettre écrite en 2013, en deux parties, pour sa nièce et à propos de la solitude. C’est donc avec beaucoup de joie (teintée d’un zest de fierté, je ne vous le cache pas…) que je laisse la place à Mr François Delivré pour vous partager sa vision éclairée de la solitude.


Première lettre sur la solitude à une jeune berlinoise

Bonjour ma jolie filleule,

Te voici « exilée » pour un an à Berlin pour finir ton cycle d’études… et bien seule, d’après ce que je comprends de ton mail. Alors, je t’ai préparé un petit document sur la solitude. Ma soixantaine y tissera un lien avec tes vingt ans, il n’est jamais trop tôt pour aborder un sujet aussi important.

La solitude telle qu’on la décrit habituellement, c’est se trouver tout seul alors qu’on aimerait être à deux, ou plusieurs. On voudrait aller au cinéma, mais seul c’est moins drôle. On voudrait un ventre chaud contre soi le dimanche matin, mais le lit est vide. On voudrait partager sa joie, mais personne n’est là pour se réjouir avec nous. On a un gros chagrin et personne pour nous consoler. On voudrait tester une idée mais personne n’est là pour jouer les répondants. On voudrait être avec ses enfants, mais on est divorcé.

Nous voici redevenus comme l’enfant que nous avons été autrefois lorsque nous découvrions la triste réalité : le monde ne s’occupe pas de nous comme nous en avons besoin. – Mais, vas tu me dire, nous ne sommes plus des enfants ! Nous pouvons réfléchir et agir de façon à chanter comme Bécaud : « La solitude, ça n’existe pas !… Y a toujours quelqu’un pour quelqu’un… Y’ a toujours une société… ».

Hélas si : la solitude, ça existe et la vivre sereinement est une composante essentielle de la maturité. Je t’envoie donc un cocktail d’options qui ont fait leurs preuves.

Etre ta meilleure amie

Il s’agit de te plaire en ta propre compagnie. Tu es ta meilleure copine. Tu es celle qui peut le mieux te pardonner tes erreurs. Tu es la meilleure juge de tes succès. Tu es celle qui te comprend le mieux. En tant que meilleure amie de toi-même, tu connais tes besoins de tous ordres, avouables ou pas mais justement, à ta meilleure amie qui est toi-même, tu peux les avouer. L’amie en toi te dit : « Il y a plein de gens qui t’aiment. Si, je t’assure ! » ; « Tu es vraiment une chic fille » ; « J’aime qui tu es » ; « J’ai confiance en toi » ; Je suis sûre que tu vas y arriver. » Des paroles qui remplacent tes lunettes grises sur la vie par des lunettes roses ! Oh ! Pendant que j’y suis : n’oublie pas d’accorder à ta meilleure amie un budget adéquat pour qu’elle s’occupe de toi. Mais ta meilleure amie n’est pas « que » gentille. Elle sait te pousser quand elle voit que tu veux vraiment quelque chose de bien pour toi, mais que tu n’oses pas.

T’accueillir chez toi

Puisque tu vis seule, prépare ton propre accueil quand tu quittes ton appart’. Ne te dis pas : « Pas grave le désordre…… il n’y a que moi à habiter ici. » Justement, il y a toi et le piège est de moins bien te considérer que tu le ferais pour un hôte de passage. Honore ta propre présence et, AVANT de fermer la porte, range les papiers en désordre sur la table, charge le frigo, lave la vaisselle. Prépare-toi à t’accueillir : le lit fait, le couvert dressé, un petit mot gentil à toi-même etc.

Tes amis de trois heures du matin

Il s’agit des quelques personnes que tu peux appeler lorsque tu es dans la mouise (d’où l’image des « trois heures du matin ») et que tu as besoin de soutien matériel ou moral. A l’adolescence, les amis remplissent bien cette fonction et on n’hésite pas à les déranger. A l’âge adulte, c’est une autre paire de manches. Une sorte de pudeur nous retient. Beaucoup disent : « en tant qu’adulte, je devrais pouvoir me débrouiller tout seul. » Mais non, la maturité, c’est être capable de demander de l’aide.

Savoir demander

La puissance de la demande est quelque chose d’inouï. Très peu de personnes savent demander correctement, par crainte que l’autre refuse. C’est pourtant simple : il suffit de dire à l’autre ce dont on a besoin, et de lui demander s’il est d’accord. Mais, pour se préparer à un éventuel refus, il est sage de prévoir ce que l’on fera en ce cas.

Ta gentille grand-mère

Ta gentille grand-mère est un personnage intérieur spécial, qui a la sagesse de quelqu’un qui a beaucoup vécu et qui, surtout, porte sur toi un regard inconditionnellement bienveillant. As-tu fait une erreur ? Ta gentille grand-mère ne te condamne pas mais relativise. Te poses-tu une question ? Elle te questionne à propos de ta question, pour que tu continues à avancer. Te sens-tu découragée, seule, moche ? Elle a pour toi les mots de la bienveillance, du soutien et de l’amour. La gentille grand-mère n’est pas ton meilleur ami ou ta meilleure amie. Il y a des choses que tu ne lui racontes pas (ta vie amoureuse, par exemple).

Je t’enverrai bientôt une seconde lettre.

N’oublie pas : tu n’es pas seule.

Ton parrain


François Delivré

Homme d’art, de méthodes et de relations, polytechnicien. Ingénieur grands travaux, il est devenu consultant spécialisé en coaching. Co-fondateur de l’Académie du Coaching. Une personne de son entourage le décrivait ainsi en 2016 : 

” Rigueur (l’ingénieur) et sens artistique (le sculpteur), logique (le polytechnicien) et métaphorique (le conteur), habile (le négociateur) et sage (le philosophe… Vous avez été celui qui a le mieux transmis une pédagogie accessible du coaching. J’espère que vos chevilles n’enflent pas trop !!! “

Il trouve désormais sa joie dans la sculpture, l’art du conte et la transmission de ses recherches.


Quand on partage un bien immatériel, on le multiplie. (Idriss Aberkane – Libérez votre cerveau)

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