La congruence, c’est montrer un alignement cohérent entre ce que nous ressentons et les actions que nous menons, les idées que nous avons et les paroles que nous formulons. Pour faire simple et connu, c’est dire ce que l’on fait et faire ce que l’on dit.
Seulement voilà, derrière les grands principes de cette vertu vantée ici et là par les puristes, il y a un élément à prendre en compte et qui est loin d’être un détail; notre condition d’être humain dans toute sa complexité et singularité.
Qui n’a jamais été confronté à sa propre contradiction? Qui n’a jamais avancé une « vérité » le lundi et soutenu l’exact contraire le mardi? Qui n’a jamais eu un comportement qu’il s’était juré ne jamais avoir?
Ne rougissez pas si vous vous reconnaissez dans ces quelques exemples. Comme disait le célèbre Doc’ sur Fun radio il y a quelques années « Tout ceci est normal« . La bonne nouvelle, c’est que vous êtes bien des humains; la mauvaise, c’est que vous n’êtes que des humains.
La mauvaise nouvelle
Commençons par celle-ci. Vous n’êtes que des humains. Entre nous, cette nouvelle n’a de mauvaise que le nom; car s’il y a bien quelque chose dont nous devons être fiers en tant qu’Êtres humains, c’est précisément de ne pas fonctionner en mode binaire comme les machines. D’accord, il y en a certains qui fonctionnent un peu sur ce mode là, mais ne généralisons pas les cas isolés. La plupart du temps, nous sommes dans la recherche de la couleur grise plutôt que de focaliser sur le noir ou le blanc.
Ainsi, pour revenir à notre sujet sur la congruence, mon avis est qu’il ne serait pas déraisonnable de la voir plutôt comme un objectif vers lequel s’orienter et non comme un postulat de base pouvant s’avérer stressant ou culpabilisant. Rechercher la congruence dans notre quotidien reviendrait ainsi à prendre conscience de nos états internes et évaluer leur degré de cohérence avec nos pensées et comportements externes. Ce modeste travail sur soi est déjà un bon début dans la recherche de congruence. Après, s’il y a des ratés, la terre ne s’arrêtera pas de tourner pour autant.
Cette conscience de soi m’amène à vous décrire la bonne nouvelle.
La bonne nouvelle
Vous êtes donc bien des humains. Et cette qualité vous confère une puissance remarquable en terme d’évolution. Regardez où nous en sommes aujourd’hui par rapport à nos ancêtres préhistoriques (quoique parfois, c’est à se demander si l’évolution a été uniformément répartie chez tout le monde, je vous l’accorde… )
Ce que je veux dire par là, c’est qu’il y a un facteur non négligeable à prendre en compte dans la recherche de congruence; c’est la conscience de soi au sein de son environnement. Comme je le disais en introduction, la congruence revient à chercher une certaine cohérence entre nos ressentis et nos pensées, paroles et actes. Cet alignement entre l’interne (notre vie intérieure) et l’externe (ce que nous montrons à l’extérieur) revient, en d’autres termes, à se sentir « centré ».
Ainsi, trouver son centre nous permet d’agir de la façon la plus adéquate possible avec nos pensées ou nos propos. Cette recherche qui relève clairement du développement personnel est donc rendu possible par notre qualité d’êtres conscients.
Quelques pistes pour trouver son centre (ou commencer à le chercher, c’est déjà bien)
- Respirer. Ce n’est pas une blague!! Respirer de manière ample et profonde permet d’oxygéner la boite à penser.
- Prendre du recul sur les éléments qui composent notre quotidien. Le regard n’en sera que plus éclairé car dépollué des parasites du nez dans le guidon.
- Se montrer ouvert à tous les éléments qui composent notre environnement (nous, l’Autre, les lieux, le temps, les relations, les émotions, les systèmes, etc.)
- Accueillir ce qui se présente à nous au mieux avec bienveillance, au pire avec neutralité.
- Se sentir connecté à chaque chose avec laquelle nous sommes en relation.
- Ralentir notre rythme quotidien, faire le silence en nous et autour de nous.
Ou encore refaire un tour sur ce billet: “Se centrer pour exceller”
Et si vous souhaitez aborder ce thème en coaching, vous savez où me contacter.
A la semaine prochaine


Bonjour Christophe. Je te lis en prenant mon café. Il fait soleil mais c’est froid è l’extérieur.
Si l’on exclut les montagnes de farces et attrapes que l’on trouve sur les blogs, tout bien réfléchi, l’invention du blogging est une bonne chose. Cela nous pousse, toi et moi et des millions d’autres personnes, … nous pousse à mettre nos idées en place pour les partager avec le plus grand nombre. Nous force à la CONGRUENCE.
Dans ta réflexion, ce que j’aime particulièrement c’est le cadrage de la congruence dans le fait d’être humain. Question :: Faut-il être humble pour être congruent ?
Bonne journée.
Merci Suzanne pour ta réaction que je partage entièrement (mais ce n’est plus un scoop maintenant
)
A ta question « faut-il être humble pour être congruent », je dirai que si l’humilité fait partie de nos valeurs alors peut-être peut-elle faciliter la recherche de congruence dans notre quotidien?
hahah christophe j’adore ta petite phrase: et comme le disait doc de fun radio ! … ton corps change ce n’est pas sale ! ^^ blague a part , tjrs aussi bien écris ce petit blog un vrai succés ! bonne continuation bizz
Oui Roxanne, c’est tout à fait ça
J’aime beaucoup ta définition de la congruence. J’ai toujours compris le mot congruence comme une cohérence entre les croyances et valeurs que je porte en moi et les actions que je réalise.
Pour ma part, j’ai énormément travaillé sur mes valeurs en les listant et en les classant (plus d’une trentaine ^^) et je trouve que mon évolution a été spectaculaire quand j’en ai pris conscience de toutes ces valeurs.
Aligner ce que je ressens avec mes actes…
Cet article et l’histoire du moine et du samourai m’ouvrent une nouvelle perspective que je n’avais pas remarqué. Merci pour cela Christophe ^^
Je suis content de voir que tu as tiré partie de ce billet et de ce conte. Merci pour ton partage Pascal.