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La magie du web a encore frappé. Il y a quelques jours, une personne ayant lu le guide sur les besoins humains (à télécharger en remplissant le petit formulaire ci-dessus) m’a demandé par mail comment je faisais pour maintenir la bonne distance avec mes clients en coaching. Je la remercie vivement de m’avoir poser cette question, car 1- cela me permet de créer un nouveau billet et 2- je me suis aperçu que je n’avais pas encore abordé ce thème dans le blog. Question rapports humains, la distance fait partie des incontournables. Voici donc mon point de vue sur le sujet dans la relation de coaching.

Garde tes distances

Avant de parler de distance dans l’accompagnement et plus précisément dans la relation de coaching , il convient de faire un point sur les différents degrés de “distance physique” dans la communication que l’anthropologue américain Edward T. Hall a nommé la proxémie.

D’après lui, il existe quatre types de distances (ou sphères) correspondant chacune à un espace séparant deux personnes en interaction :

  • La sphère intime : entre 15 cm et 45 cm (quand on s’embrasse, on chuchote, etc.)
  • La sphère personnelle : entre 45 cm à 1,2 m ( quand on est entre amis)
  • La sphère sociale : entre 1,2 m à 3,6 m (au travail, à la salle de sport)
  • La sphère publique : au delà de 3,6 m : (parler en public, interpeller quelqu’un)

A noter que ces chiffres sont variables en fonction de la culture des personnes en interaction. Ainsi, les distances de communication ne sont absolument pas les mêmes dans les pays latins ou africain que dans les pays nordiques ou asiatiques.

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La distance thérapeutique

Voici une expression couramment employée dans les milieux médicaux, paramédicaux et dans tous les cabinets de psy. Personnellement, je trouve que la distance thérapeutique est une expression un peu “fourre-tout” dans laquelle chacun peut y mettre sa propre représentation.

Si vous demandez à dix soignants ce qu’est précisément pour eux la distance thérapeutique, il y a de fortes chances que vous obteniez dix réponses différentes. Tous ont peut-être une idée générale de ce qu’elle est, mais chacun aura des critères différents quant à sa mise en pratique.

De plus, suivant le lieu où exerce le professionnel, cette notion est variable. Les interactions entre soignants et soignés diffèrent selon qu’elles aient été vécues en service de psychiatrie, gérontologie, traumatologie, réanimation ou soins palliatifs.

D’autre part, lorsque nous employons cette expression de distance thérapeutique, c’est qu’à priori nous sommes conscients (ou pas) qu’il existe ou peut exister la notion de proximité thérapeutique.

C’est ce versant là qui m’intéresse.

La proximité thérapeutique

Pour moi, dans un contexte de soin, la proximité thérapeutique est ce qui permet à un patient de se sentir suffisamment en sécurité et en confiance pour adhérer au soin et ainsi favoriser son retour en santé. Attention, cette proximité n’est pas synonyme de relation fusionnelle qui, pour le coup, serait contre productive.

Vous allez peut-être me dire que la proximité thérapeutique est une notion aussi flou et “fourre-tout” que la distance thérapeutique ?

Pas forcément si je me réfère aux travaux de Carl Rogers qui conclue à la suite de plusieurs études “ que la qualité de l’interaction du conseiller avec son client peut être estimée d’après un très petit échantillonnage de son comportement. Cela signifie aussi que si le conseiller est “congruent” ou transparent de sorte que ses paroles s’accordent avec ses sentiments (au lieu que ces deux éléments divergent); si le conseiller éprouve pour le client une sympathie inconditionnelle et si le conseiller comprend les sentiments essentiels du client tels qu’ils apparaissent au client lui-même, il y aura une forte probabilité que cette relation d’aide soit efficace”.

Ce sont ces éléments qui caractérisent, d’après moi, la proximité thérapeutique.

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Je n’aborde pas ici le sujet de la proximité physique, inhérente au contexte des soins infirmiers. Cela demanderait un billet, voire un dossier à lui tout seul.

C’est avec cette réflexion que j’en arrive à la question de départ, liée à ma pratique de coach : comment faire pour maintenir la “bonne” distance avec mes clients ?

C’est ce que nous verrons la semaine prochaine dans un nouveau billet du blog des Rapports Humains consacré à la relation de coaching. Sympa le teaser, non ? 🙂

A la semaine prochaine

Source : “Le développement de la personne” Carl Rogers Ed.InterEditions

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