En réalisant une petite synthèse sur les principaux freins qui rendent difficile la quête de la réalisation de soi dans les domaines professionnels ou personnels, j’ai remarqué qu’un élément sortait largement du lot: la peur

Vous voulez quelques exemples en vrac?

  • Peur de l’échec ou parfois de la réussite (oui , ça existe aussi)
  • Peur des autres ou de leur regard
  • Peur de changer
  • Peur de dire non
  • Peur de se tromper
  • Peur de parler en public
  • Peur des conflits
  • Peur de se faire rejeter
  • Peur de se lancer dans une aventure
  • Peur d’être seul
  • Peur de l’inconnu
  • etc …

Je pourrais continuer ici jusqu’à saturer l’espace qui m’a été alloué sur mon serveur (j’exagère à peine).

Ce terme générique de la peur comprend différents niveaux allant d’un petit sentiment d’inconfort à celui de la peur panique paralysante. Je me suis alors posé quelques questions sur le sujet:

  • D’où vient la peur?
  • De quoi est-elle faite?
  • Est-elle indispensable?
  • Si oui, en quoi l’est-elle?
  • Sinon, comment faire pour nous en débarrasser?
  • A défaut pouvons-nous l’apprivoiser?

Je me suis donc interrogé sur le phénomène même de la peur et de la relation que nous pouvons avoir avec elle. J’ai volontairement occulté l’objet qui peut la générer car cela dépend d’un grand nombre de facteurs externes dont chacun a sa propre perception.

Et c’est justement de cette perception qu’une première piste peut s’engager

Bonjour Mr Anderson!

Un petit clin d’oeil à l’un de mes films cultes: Matrix.

Dans les domaines du coaching et du développement personnel, il est de coutume de dire que la réalité qui nous entoure est le fruit de l’interprétation que nous en faisons. Autrement dit, ce que je crois pour vérité-vraie-absolue-et-universelle ne l’est en … réalité, que pour moi. Ça rend humble, n’est-ce pas?

(Petite parenthèse sur ce sujet, tout ce que vous lirez ici n’est par conséquent que le résultat de ma propre perception et en aucun cas l’Ultime-Vérité-Absolue).

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Donc, pour en revenir à la peur, le point de départ serait une interprétation purement personnelle de la situation que j’identifie comme source d’insécurité. Je suis en partie OK avec ça, mais j’ai quand même une nuance à ajouter. Je vous la formule par un exemple:

Imaginons que demain, vous vous retrouviez, nez à nez avec un lion. Vous aurez beau vous dire que ce que vous vivez à cet instant n’est qu’une interprétation de votre part, que les dents que vous voyez à quelques centimètres de vous sont simplement une perception de vos sens, je suppose que vous déchanteriez bien vite dès qu’il aura goûté à son menu.

Combattre, Fuir ou rester Figé

Dans ce type de situation, la peur peut alors jouer son rôle primaire de préservation de la vie. Elle vous fera courir comme jamais vous n’avez couru. C’est une réaction purement animal, l’instinct de survie. Elle peut donc être salutaire dans certaines circonstances. Elle est un signal qui vous renseigne sur la situation que vous vivez à l’instant. Vous fuyez ou vous mourrez.
Bon OK, dans l’exemple actuel, si vous êtes vraiment nez à nez avec le lion, il ne vous reste plus qu’à sortir la salière et vous en versez un peu sur la tête; le lion n’a plus qu’à passer à table 🙂

Deux autres réponses possibles de type instinctif sont le combat ou la tétanie. En anglais nous retrouvons cette formule par les 3 F: Fight, Flight or Freeze (Combattre, s’envoler ou se figer).

La perception de l’environnement est donc un facteur qui peut entrer en ligne de compte dans le phénomène de peur … mais pas seulement.

Je vous présenterai la semaine prochaine un autre élément qui semble, à mes yeux, aussi déterminant dans la construction d’une peur: la signification que nous lui donnons.