Améliorer ses relations aux autres… et à soi

2016

Les styles d’attachement dans la relation amoureuse

styles d'attachementPetit billet de reprise en cette belle fin de vacances d’été. Cette pause estivale m’a fait m’intéresser à un sujet O combien central dans les Rapports Humains et pourtant très peu abordé dans les pages de ce blog : l’Amour. J’ai bien fait une tentative avec le billet  “les 4 Héros intérieurs en quête d’Amour”, mais le contexte était cadré par le modèle lui-même; peu de risque de m’embourber, donc…

Il est grand temps maintenant de me jeter à l’eau et disséminer ça et là, des billets sur cette thématique aussi vaste que peut l’être l’Océan.

C’est justement pour cette raison que je n’ai jamais vraiment osé me lancer dans la rédaction sur ce thème. Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir été sollicité de votre part chers lecteurs (méa culpa pour vous avoir fait attendre), ou par manque d’intérêt. Non, le sujet me paraissait tellement vaste et aux ramifications tellement multiples que je voyais plus le sommet de la montagne à gravir que les premiers pas sur le chemin pour m’y conduire.

Pour ne rien vous cacher, j’ai pas mal bouquiné depuis quelques mois sur le sujet. Vous me connaissez un peu, je n’allais pas m’engager dans l’aventure en me basant uniquement sur ma modeste expérience en la matière et où mes seules perceptions (forcément subjectives) ne sauraient faire foi en ce qui concerne les éléments fondamentaux de la relation amoureuse. Et puis, le hasard n’existant pas (et pour ne vraiment rien vous cacher !!), vous aurez peut-être aussi deviné que j’ai été moi-même un tant soit peu concerné par la chose ces temps derniers… 😉

Commençons donc avec l’un de ces éléments fondamentaux pouvant apporter un peu de conscience sur la façon dont nous pouvons être en lien dans une relation amoureuse : les styles d’attachement.

Les styles d’attachement

A l’origine, la notion de styles d’attachement a été instauré par un psychiatre du nom de John Bowlby. L’attachement est défini par Bowlby comme « un équilibre entre les comportements d’attachement envers les figures parentales et les comportements d’exploration du milieu.» (Bowlby J.,Attachement et perte, Paris, PUF, 1978). Pour faire court, Bowlby attribuait à l’enfant différentes façons d’être en lien avec la figure d’attachement principal (en général, la mère). C’est la qualité de ce lien qui donne la “couleur” du style d’attachement.

Bowlby décrivait ainsi quatre styles d’attachement :

  1. Style d’attachement sécure (les émotions de l’enfant sont adaptées lors du départ et du retour de la figure d’attachement)
  2. Style d’attachement insécure évitant (émotions sous-exprimées)
  3. Style d’attachement insécure anxieux (émotions sur-exprimées)
  4. Style d’attachement  désorganisé (émotions contradictoires et inadaptées)

En fonction de ces différentes façons d’être en lien avec sa mère, le bébé devenu adulte adoptera de près ou de loin, le même style d’attachement dans sa future relation amoureuse.

Le style d’attachement sécure

Les personnes au style d’attachement sécure sont plutôt à l’aise dans leurs relations intimes et affectives. Elles n’éprouvent pas de craintes irraisonnées vis-à-vis d’autrui et font plutôt facilement confiance. L’engagement n’est pas un problème pour elles et l’absence de l’autre pour X et Y raisons est vécu de manière plutôt sereine. D’ailleurs, elles font facilement la différence entre les moments d’intimité partagée et les moments d’intimité personnelle, qu’elles respectent, pour elles comme pour leur partenaire.

En général, les personnes au style d’attachement sécure ont une bonne estime d’elle-même, se sentent “aimables” (c’est à dire dignes d’être aimées) et conscientes de leur et leurs valeur(s). Elles sont conscientes de la satisfaction ou de l’insatisfaction de leurs besoins et savent comment les exprimer. Elles s’épanouissent aussi bien dans le célibat que dans les relations amoureuses.

En résumé, pour les personnes au style d’attachement sécure, l’amour n’est pas un problème. Elles s’aiment autant qu’on les aime.

Le style d’attachement évitant (ou fuyant)

Les personnes ayant une tendance au style d’attachement évitant (ou fuyant), connaissent généralement des difficultés avec tout ce qui est de l’ordre de l’intimité psychologique. Leur engagement dans les relations reste la plupart du temps en surface avec, en toile de fond, une volonté farouche de se prémunir des émotions négatives. Pour autant, elles ne sont pas non plus très à l’aise avec les émotions positives. Du coup, l’une de leur croyance fondamentale ressemblerait à “on n’est jamais mieux servi que par soi-même”.

En amour, les évitants érigent en dogme leur indépendance, liberté ou autonomie. Ainsi, tout ce qui prend la forme d’un engagement, de près ou de loin,  leur donne de l’urticaire et peut les faire réagir de manière inappropriée (rupture soudaine de la relation dès que le partenaire évoque des projets ou des situations un peu plus implicantes). L’avantage des évitants (si l’on peut dire) est qu’en cas de rupture, ils semblent moins souffrir. En effet, le détachement émotionnel dont ils font preuve leur permet de se préserver à minima de la douleur de la rupture. Pour autant, il n’est pas exclu que ce qui ne peut être exprimé émotionnellement ne le soit pas d’une autre manière; somatiquement par exemple. De fait, les évitants ont plus tendance que les autres à “somatiser”. Leur corps s’exprime quand leur cœur ne le peut pas.

En résumé, pour les personnes au style d’attachement évitant, l’amour devient un problème quand la relation devient “sérieuse” (vue de leur fenêtre).

Le style d’attachement anxieux (ou préoccupé)

Les personnes au style d’attachement anxieux (ou préoccupé) ont un besoin exacerbé de soins et d’attentions de la part de leurs partenaires. Elles éprouvent une inquiétude disproportionnée vis-à-vis de leur relation dont elles sont souvent dépendantes et ont un grand besoin d’être rassurées. Leur principale inquiétude concerne le rejet ou l’abandon. Du coup, lorsqu’elles perçoivent un éloignement du partenaire (même sans le moindre début d’idée de séparation) elles sont submergées par un flot d’émotions négatives qu’elles ne parviennent pas toujours à contrôler. S’ensuit alors des comportements inadaptés comme une tendance à l’agressivité (reproches, jalousie, sarcasmes) ou à l’étouffement (possessivité, harcèlement, demandes répétées, appels en tout lieu et à toute heure).

S’ensuit alors l’un des grands classiques des relations humaines : Générer soi-même précisément l’objet de notre crainte. Dans le cas présent, la personne au style d’attachement anxieux (dont je rappelle que la crainte principale est le rejet et l’abandon) fera fuir son partenaire qui se sentira sous pression et étouffé par tant de sollicitations.

En résumé, pour les personnes au style d’attachement anxieux, l’amour devient un problème quand il semble leur échapper (vue de leur fenêtre)

Le style d’attachement désorganisé (ou préoccupé/fuyant)

Les personnes au style d’attachement désorganisé (ou préoccupé/fuyant) sont un peu un mix des deux premiers. Non seulement elles sont mal à l’aise dans l’intimité, mais paradoxalement elles ont un grand besoin de contact. Généralement elles se trouvent insatisfaites dans leur relation car le manque d’estime d’elles-mêmes ne pourra jamais être comblé par leur partenaire.

Elles adoptent plutôt un comportement ambivalent du genre “Je t’aime, moi non plus” ou “Fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis”. Bref, leurs relations sont aussi stables que peut l’être une caisse de nitroglycérine dans un manège à sensation à Disneyland…

En résumé, pour les personnes au style d’attachement préoccupé/fuyant, l’amour est un problème; toujours, partout, tout le temps, avec tout le monde (si ça c’est pas une généralisation…)

Les combinaisons gagnantes… et les autres

Vous aurez compris qu’en fonction des styles d’attachements des uns et des autres, les relations amoureuses peuvent se révéler plus ou moins harmonieuses ou chaotiques. Il y a ainsi des combinaisons qui semblent être plus favorables à un certain équilibre dans le couple que d’autres. Bien sûr, cet équilibre ne se résume pas à ces combinaisons, mais force est de constater qu’elles pèsent leur poids dans la balance. D’autant plus que, je le rappelle, ces styles d’attachement sont issus de notre petite enfance. Du coup, pour faire évoluer un style peu favorable à la stabilité relationnelle dans le couple, il est de bon ton d’entamer un peu de ménage dans le placard à fantômes et déloger ceux qui tirent les ficelles de l’attachement.

La combinaison Sécure / Sécure

Pas de souci particulier. Les choses se font dans la souplesse et dans une certaine forme d’harmonie. Chacun est acteur de la relation dans un équilibre en respectant autant les moments d’intimité partagés qu’individuels.

La combinaison Fuyant / Fuyant

Aussi bizarre que cela puisse paraître, la relation peut fonctionner car chacun des partenaires satisfait son besoin d’indépendance de la même manière. Ainsi, même si aucun engagement n’est pris pendant des années, les partenaires s’épanouissent dans une forme de relation distante où le vécu “au jour le jour” est l’objectif premier. Le risque à minima pour cette combinaison est une forme de lassitude s’installant avec le temps, avant même que les partenaires soient plus impliqués dans leur relation (mais il n’y a aucune règle en la matière, entendons-nous bien).

La combinaison Préoccupé / Préoccupé

Là encore, la relation peut se trouver en équilibre. En effet, les deux partenaires seront très présents l’un pour l’autre et feront preuve de démonstration affective à foison. Il peut s’agir des couples dits fusionnels où l’idée de vivre l’un sans l’autre leur est simplement inconcevable. Le risque à minima pour cette combinaison est de vouloir brûler certaines étapes nécessaires à la construction du couple, avant de prendre des engagements significatifs (mais il n’y a aucune règle en la matière, entendons-nous bien là aussi).

La combinaison Sécure / Fuyant

Le truc peut fonctionner du moment que le sécure est OK avec le besoin d’indépendance du Fuyant. Si ce dernier se sent suffisamment libre dans la relation, sans pression ni sensation d’étouffement, il pourra s’épanouir dans son couple. Il sera alors plus ouvert et réceptif lorsque des sujets liés à l’engagement arriveront sur le tapis. Pour autant, le Fuyant n’est pas exempt d’un travail sur lui-même afin de développer la confiance qu’il peut avoir en l’autre et laisser un peu plus de place aux émotions.

La combinaison Sécure / Préoccupé

La encore, la relation peut fonctionner du moment que le sécure témoigne facilement et régulièrement ses sentiments au Préoccupé et le rassure dans la relation. Bien entendu, dans les limites de ses propres besoins. En effet, le postulat est que rien d’extérieur ne pourra suffisamment combler un anxieux dont le manque se situe à l’intérieur de lui-même. Il devra donc effectuer aussi un apprentissage personnel pour s’apaiser dans la relation.

La combinaison Fuyant / Préoccupé

Bon, là je ne vous cache pas que c’est la pire des combinaisons. Imaginez un anxieux avec un besoin de reconnaissance exacerbé donner et/ou demander à son partenaire plutôt mal à l’aise avec l’engagement et les émotions des signes de démonstration affective ou lui faire des promesses d’amour et de projets à moyen et long terme… Autant vouloir faire un mélange avec de l’eau et du feu.

L’antithèse de la relation épanouie, équilibrée et harmonieuse se trouve dans cette combinaison explosive.

Voilà pour ce billet de reprise concernant un nouvel axe d’échanges sur le blog. Bon, pour le côté “petit”, je repasserai 🙂

Je suis curieux d’avoir vos commentaires et avis sur la question…

26 Commentaires to “Les styles d’attachement dans la relation amoureuse”

  1. Très bon article ! Structuré et subtil comme à chaque fois…
    En pensant à des proches, je pensais à une catégorie que je n’arrive à situer dans les 4 citées : inhibé émotionnellement (= peur des émotions négatives) mais dans un besoin de fusion important par ailleurs. En gros, on fait tout ensemble tout le temps, mais on ne parle de rien qui puisse fâcher 🙂
    C’est grave docteur ?

    • Merci our ton retour Gaël
      A la base, je reste prudent sur la “catégorisation” des gens ou des couples. La subtilité de l’être humain me laisse penser qu’il y a un nombre infini de possibilités. Ton exemple montre bien ce type de nuance.
      Et pour le coup, je ne saurai pas te répondre vraiment.

      Comme ça, à chaud, je vois la tendance mixe des fuyants/préoccupés (mal à l’aise avec les émotions tout en souhaitant fortement la présence de l’autre).

      Après… je reboucle sur ce que je te dis au début de mon commentaire 😉

      A bientôt

  2. Article superbe, très inspirant.
    Puis-je me rapprocher, en travaillant sur moi, du type sécure ?
    Que je ne suis pas. Je crois que je suis “fuyant, anxieux, désorganisé … à tendance optimiste”.

    • Bonjour Luciana
      Oui, je pense assurément qu’un travail sur soi permet d’atténuer les aspérités pouvant polluer les relations affectives des non-sécures. La connaissance de soi et de ses zones d’ombre permet de comprendre certaines tendances automatiques et des les anticiper en les rendant moins… automatiques.

      A bientôt

  3. Bonjour Christophe,
    L’amour ! Sujet inépuisable s’il en est ! Je partage les points de vue que tu développes dans ton article. Comme tu le précises, gardons à l’esprit que ce ne sont que des tendances, les êtres humains étant suffisamment complexe pour qu’on ne puisse pas leur coller si facilement des étiquettes. L’article me fait penser au livre de Lise Bourbeau “Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même” les gens sont un mélange et par le travail sur soi, il est possible d’aller vers plus d’harmonie relationnelle, vers le profil secure que tu évoques. Merci pour cet article intéressant comme toujours.

    • Merci Isabelle pour ta réaction. Je prends en effet toujours beaucoup de précautions quand le sujet tourne autour de “catégories” ou de “classement”. C’est un truc avec lequel j’ai un peu de mal et que je trouve beaucoup trop réducteur, compte tenu de la richesse et la diversité humaine.

  4. Merci pour votre article, comme les précédents, c’est un plaisir instructif de les lire.
    En ce qui me concerne, ma mère est une PN, mon ex mari aussi. Depuis, que le divorce a été prononcé, il s’est passé 13 ans. Durant tout se temps, j’ai beaucoup travaillé avec différents psychologues/psychothérapeutes, et l’EFT m’a aidé à ne plus faire d’horribles cauchemars.
    Depuis quelques semaines, j’ai recours à de l’hypnose éricksonienne, afin de recouvrer la confiance en moi.
    Et, j’ai rencontré un Homme pour lequel j’ai beaucoup de sentiments et réciproquement, ainsi que beaucoup d’importance. Toutefois, la peur de me “faire avoir” par un manipulateur ne me lâche pas et me pousse à avoir des comportements où le doute prend plus de place que le bonheur, seulement parce qu’il n’a pas répondu spontanément à une demande affective de ma part.
    Pourriez-vous m’indiquer si seul le travail de renforcement de la confiance en moi me fera abandonner ces réactions disproportionnées, ou bien s’il y a un autre domaine que je sois approfondir, restaurer?
    Je vous remercie beaucoup pour tout votre travail et pour votre aide.

    • Bonjour Marie
      Merci pour votre partage et témoignage.

      Je pense que personne de mieux placé que vous pourrait dire si le travail que vous faites porte ses fruits. Ce que je peux (modestement) vous dire, c’est qu’un travail sur soi, quel qu’il soit, est un chemin qui conduit à plus de sérénité et d’équilibre dans sa vie. Sachant bien entendu que le bonheur n’est pas au bout du chemin car il est le chemin lui-même ;-). La confiance en vous que vous êtes en train d’acquérir ne pourra que vous aider à être plus sereine dans votre relation.

      Je comprends votre tendance à douter ou avoir peur de retomber sur un manipulateur, compte tenu de vos expériences passées. Peut-être qu’en regardant ce qui vous est arrivé sous un autre angle, les ressentis pourraient être différents ?
      Je vous propose ce point de vue: “Et si vous étiez justement riche et forte de ces expériences avec des PN pour en connaître parfaitement les caractéristiques et ainsi les voir venir à des kilomètres ? Ce n’est pas donné à tout le monde d’avoir eu à faire avec ces prédateurs…”

      A bientôt 🙂

  5. Bonjour Christophe,
    Bravo pour votre courage d’écrire sur ce sujet!
    Je suis à priori de tendance mixte (très fuyante à l’heure actuelle suite à une expérience avec un PN) et je ne pense malheureusement pas donner les bases à mes enfants pour qu’ils soient secure. Ce sera donc mon objectif!
    Merci beaucoup pour ce partage.
    A bientôt de vous lire.
    Virginie.

    • Bonjour Virginie
      Merci pour votre partage et témoignage.

      je vous souhaite donc le meilleur pour la réalisation de votre quête.

      A bientôt.

  6. Très bel effort de synthèse et de description d’un “mode d’accès” au décryptage des couples.
    L’attachement, l’un des principaux enjeux développementaux de l’individu, a été d’abord étudié, exploré, validé et conceptualisé chez le jeune enfant. C’est un outil extraordinaire pour éclairer les difficultés qui amènent les parents de jeunes enfants à demander de l’aide. Forte de ces résultats, la théorie continue à être explorée et développée, encore de nos jours, dans d’autres périodes de la vie : enfant plus âgé, adolescent, adulte… et de façon très inspirante dans le champ de la relation de couple (ce que les anglophones nomment romantic attachment). Là encore, l’attachement se révèle un outil remarquable, même s’il n’a pas encore fini de livrer tout ce qu’on peut en attendre. Les neurosciences contribuent à éclairer, valider et compléter la théorie de Bowlby.
    Petit point technique : concernant la définition des styles d’attachement : il ne s’agit pas des émotions elles-mêmes, mais de leur régulation, c’est-à-dire la capacité (ou la difficulté) à accueillir, contenir, exprimer ses émotions.
    L’accompagnement en psychothérapie, individuelle ou en couple, consiste à faire découvrir – et expérimenter – aux personnes, de nouveaux modes de régulation affective, parfois bien loin de ceux qui leur ont été offerts lorsqu’ils avaient entre 6 mois et deux ans, période où l’enfant se construit un style d’attachement au contact de ses figures d’attachement principales…

    • Merci pour votre commentaire Jean-Marc.
      Il apporte avec beaucoup de pertinence un complément à ce billet.
      Au plaisir de vous lire par ailleurs.

  7. Bonjour,
    Merci beaucoup pour cet article très intéressant.
    Je suis quelqu’un de plutôt secure et je suis en couple avec un évitant.
    j’ai une question quant à l’attitude à adopter quand il est en mode fuite.
    En effet , de temps en temps il rentre dans le mode “fuite”, il prend ses distance pendant des jours et après il revient comme si de rien n’était.
    Ma question comment je dois me comporter avec lui pendant cette phase?Est-ce que je dois le laisser tranquillement? ou plutôt aller vers lui et chercher à casser le mur de glace?

    • Bonjour Brigithe
      Tout dépend de ce que vous pourrez accepter et jusqu’où…

      Si un évitant emploi ce mode de fonctionnement pour se sentir à l’aise dans la relation, cela ne doit pas être aux dépens du partenaire. Comme je le disais dans l’article, si vous êtes OK avec sa façon de faire, le mieux est de le laisser faire. Si vous ne l’êtes pas ou plus, il s’agit alors de voir comment vous pourriez vous entendre tous les deux pour respecter les besoins de chacun (et donc les vôtres aussi)

      De mon point de vue, une relation, pour qu’elle soit épanouissante pour les deux partenaires, doit permettre à chacun de satisfaire ses besoins tout en tenant compte de ceux de l’autre.

      Parfois, c’est un vrai challenge 🙂

      • Bonjour,
        Merci beaucoup pour votre retour rapide.
        C’est très clair, et vous avez tout à fait raison.

        Je comprends son besoin d’indépendance et de liberté mais c’est son absence d’émotion dans les périodes de fuite qui me perturbe et me fait peur..
        Du coup c’est difficile de trouver cet équilibre dans la satisfaction des besoins de chacun…surtout que ce genre de personne ont du mal à accepter des critiques sur leur mode de vie libre et détaché..Sachant que dans mon cas c’est toujours lui qui revient après des jours de fuite et de froideur et à son retour il est très chaleureux et attentionné.
        Auriez-vous svp des conseils ou des façons de faire pour essayer de trouvez cet équilibre sans aller à l’affrontement ? Et est-ce que ce genre de personnes peuvent faire des concessions et accepter le changement ou est-ce que c’est un mode de fonctionnement figé ?
        Et surtout est ce que l’absence d’émotion chez eux signifie absence de sentiments? Ma question est peut être bête..mais j’ai j’impression que le mien à un bouton on/off pour ça..
        Merci beaucoup.

  8. Bonjour, moi je suis “préoccupé” et ma compagne est le style “fuyant”. On est ensemble depuis presque 2 ans mais depuis septembre dernier je vis l’enfer car elle fait tout pour m’éviter, pour passer le moins de temps possible avec moi. En ce moment on ne se voit qu’une à deux fois par mois. Autant dire que je suis carrément malheureux.

    Ce qui est dingue, c’est qu’elle se plaint que je suis envahissant alors qu’on s’apelle JAMAIS au tel, un SMS tous les 2 jours. On se voit une fois par mois… mais je suis envahissant.

    La vraie question que je me pose et qui me hante c’est:

    Est-elle évitante juste avec moi, ou le serait-elle avec n’importe qui ? Car moi je ne la sens plus amoureuse de moi comme avant. Et donc je me dis que si elle avait un coup de foudre pour qqun, qu’elle faisait “la bonne rencontre”, elle changerait d’attitude naturellement non ? Au lieu d’être évitante, elle ferait tout pour être avec l’autre. Je veux dire, quand on est amoureux on casse nos règles et on adopte un comportement qu’on ne se connaissait pas non ?

    Evidemment moi je veux être LA bonne personne pour elle. Et je me suis beaucoup remis en question, introspecté, j’ai beaucoup bossé sur moi. Mais je suis le seul à faire ce travail et je sens que c’est pas réciproque. Je suis le seul à maintenir mon couple à flot et je me sens épuisé et au bord de la dépréssion (voir en plein dedans même).

    Article instructif en tout cas, merci.

    • Bonjour Xavier,
      je me permets de t’apporter ma petite lumière qui t’éclaireras ou pas . J’ai envie de rebondir sur ta phrase : “la vraie question que je me pose et qui me hante c’est” .. pourquoi moi qui suis “préoccupé” suis je tombé amoureux d’une compagne “fuyante”, autrement dit d’une personne qui ne pouvait en aucun cas combler mon besoin de présence et de sécurité affective? si j’y réfléchis , peut être m’apercevrais je que j’ai été attiré précisément par celle qui semble être à l’opposé de mes besoins d’ épanouissement en couple (en terme de profil bien sûr et non de personne): bizarre tout ça? : Voici une proposition à laquelle tu adhéreras ou pas : Si l’on considère que nos figures d’attachement amoureux ont fort à voir avec nos figures d’attachement parentales, une des questions que tu pourrais creuser c’est “à qui me fait penser ma compagne ” , dans son mode relationnel “fuyant”? autrement dit ai je eu affaire lorsque j’étais petit à un père ou une mère qui émotionnellement n’était pas à hauteur de mes attentes? un père ou une mère qui me déstabilisait en partie et par conséquent ne m’apportait pas les preuves d’amour ou de sécurité dont j’avais besoin ?
      Autre petite réflexion que je me permets d’ajouter : dès lors, que, dans le cadre d’une relation amoureuse, on se pose la question de savoir comment être conforme aux besoins de l’autre, à ce moment ci on s’éloigne de ses propres besoins donc de soi, et c’est ce qui peut créer l’état de dépression que tu évoques
      J’espère ne pas avoir été trop directe, et surtout t’avoir été un tant soit peu aidante
      Bien à toi

  9. L’article est bien écris, mais beaucoup trop superficiel puisque les raisons expliquant le développement des différents styles d’attachement chez l’enfant ne sont pas du tout abordées. Le sens de la théorie de l’attachement est donc absent du texte. De l’enfance à l’âge adulte, le style d’attachement de la personne reste semblable dans environ 70% des cas, de là l’importance de comprendre sa genèse.

  10. L’article est bien écris, mais beaucoup trop superficiel puisque les raisons expliquant le développement des différents styles d’attachement chez l’enfant ne sont pas du tout abordées. Le sens de la théorie de l’attachement est donc absent du texte. De l’enfance à l’âge adulte, le style d’attachement de la personne reste semblable dans environ 70% des cas, de là l’importance de comprendre sa genèse.

    • Merci pour cet éclairage Annie. Et pour votre apport. A bientôt.

    • S’il est vrai que le style d’attachement nous accompagne du berceau à la tombe (“from the craddle to the grave”), il faut nuancer. J Bowlby avait décrit un autre style “earned secure” (sécure acquis) pour décrire des styles d’attachement qui se rapprochent du sécure avec les années, par un travail personnel ou en couple ou – le plus souvent – en thérapie. plu

      C’est plutôt rassurant car sans cela, avec le temps, la planète ne serait plus peuplée que d’insécures !

      • Un grand merci pour cet apport nuancé et en effet plutôt rassurant 🙂

      • Effectivement, je partage tout à fait le retour de Marc. Les recherches de J. Bowlby sont relativement claires sur le fait de basculer d’un style insecure vers un style secure.

        Le contraire est aussi vrai (malheureusement). On le rencontre souvent chez les personnes en proie à de nombreuses déceptions amoureuses.

        Les études sur les styles d’attachement sont réellement passionnantes et très utiles pour comprendre certains modèles amoureux.

        Merci Christophe d’avoir traité ce sujet sur le blog. C’est suffisamment rare pour le souligner 🙂

        Au plaisir.

        Morgan

  11. Et deux personnes au type d’attachement désorganisé ça donnerait quoi ? Pourquoi n’y a t il pas d’exemples de relations avec ces types d’attachement ? Ils restent célibataires ?

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