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Depuis le début de ma reconversion dans le domaine du développement personnel et du coaching professionnel, il y a une notion qui reste, à mes yeux, comme fondamentale dans tout processus de changement ou de développement personnel, les systèmes de croyances.

Le mot croyance est habituellement utilisé dans les domaines de la religion ou des quêtes spirituelles. Nous retrouvons alors des expressions comme “avoir la foi”, “être de confession X ou Y”, “Pratiquer tel ou tel culte”, “avoir des convictions religieuses”, etc.
Si elle en fait effectivement partie, la notion de croyance s’élargit bien au-delà de la spiritualité.

Dans le champ humain, les croyances sont de l’ordre des certitudes, des convictions profondes que nous avons vis à vis de ce que nous percevons comme notre réalité, le monde qui nous entoure et avec lequel nous interagissons en permanence. Nous aimons penser que tous nos actes quotidiens, nos décisions, nos avis, nos choix sont réalisés de façon totalement libres, “en toute conscience” comme nous pouvons l’entendre parfois. C’est beau et noble à la fois!

Pour autant, ces mêmes caractéristiques qui font de nous ce que nous sommes et plus exactement QUI nous sommes, sont étroitement liées à nos croyances, qu’elles soient secondaires ou fondamentales.

La structure des croyances

Pour imager la structure d’une croyance, j’aime utiliser la métaphore d’un temple d’où la photo illustrant le billet…)

Un temple est généralement composé de piliers principaux et secondaires. Notre temple s’est construit depuis notre plus tendre enfance en fonction de nos expériences, de notre éducation, de notre culture, de nos rencontres, bref il s’est bâti avec le temps et continue à se transformer tout au long de notre vie.

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Les gros piliers du temple sont nos croyances fondamentales, celles qui déterminent une grande partie de notre identité, de nos valeurs prioritaires, voire du sens que nous donnons à notre vie. Elles soutiennent toute notre structure et sont donc essentielles à notre équilibre.
Ces croyances de premier ordre peuvent être, selon les contextes et situations que nous rencontrons au quotidien, plutôt aidantes ou plutôt limitantes.

Dans le premier cas, il s’agit d’entretenir ces piliers, d’en prendre soin, de les bichonner car ils nous donnent entière satisfaction. Ils sont un peu notre fierté, ce qui nous donne de l’assurance, de la force, de l’estime de nous-même, des éléments sur lesquels nous pouvons nous appuyer pour nous réaliser.

Dans le deuxième cas, s’il s’avère que le pilier montre des signes de fragilité, de vulnérabilité ou de malfaçons, il est légitime de vouloir faire quelques travaux dessus afin de l’embellir. Et comme tout travaux sur des piliers porteurs, cela demande un peu de méthode, du temps et de la prudence. Ainsi, si nous souhaitons faire évoluer une croyance fondamentale limitante, ce ne sera pas en un coup de baguette magique.

Vous remarquerez que j’ai dit “évoluer” et pas “changer”.

Pourquoi?

Car un pilier porteur est, par définition, essentiel voire vital pour le maintien de la structure du temple, même si à un moment il nous apparaît comme limitant. Si vous vous amusez à le démonter pour le remplacer, le risque d’effondrement est plus que probable. De plus, le temps que le pilier de rechange se stabilise et prenne le relais de l’ancien rend encore une fois très fragile la structure même de la bâtisse.

Les maçons du cœur

Aussi, ce que nous pouvons réaliser comme travaux sur ce pilier qui pose problème commence par une étude minutieuse de sa structure. Il s’agit alors de voir où se situent les failles, fissures et autres brèches ainsi que de se demander en quoi le fait d’œuvrer dessus pourra rendre le temple plus attirant et rayonnant.
Après cette phase de diagnostic s’il s’avère que la mise en chantier est recommandé voire nécessaire, alors la restauration peut débuter.

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Par petites touches, l’artisan et non moins propriétaire du temple arrondira les angles, polira les surfaces rugueuses, éclaircira les zones sombres, ou comblera les fissures du pilier. Après quelques semaines de travaux, le pilier est alors le même… mais différent et c’est ce qui le rend désormais plus attirant, plus en harmonie avec les autres piliers.

Les piliers secondaires sont quant à eux plus commodes à changer. Et je prends volontairement le terme de changer, car les croyances secondaires que je compare à des piliers non-porteurs ont des enjeux plus modestes et concernent certains comportements ou capacités que nous vivons comme limitants. Le fait même de les changer peut considérablement embellir le temple, lui donner “un coup de jeune” afin de le faire repartir pour encore quelques années. Cela peut largement suffire dans certains cas à ce que le propriétaire du temple puisse continuer à profiter de sa vie de façon la plus harmonieuse qui soit.

Un travail sur les piliers secondaires demande tout de même une prise de conscience sur ce qui les rend défectueux. A partir de cet état des lieux, le propriétaire du temple peut alors entamer quelques travaux de rafraîchissement lui permettront de remplacer certaines colonnes vieillissantes ou défaillantes par des toutes neuves, avec des matériaux de dernières générations. Il sera alors en mesure d’évoluer avec plus de plaisir et de facilité au sein de son environnement.

Dans mon prochain article, je tenterai d’expliquer comment fonctionnent les croyances, quelles sont leurs dynamiques, comment elles peuvent évoluer et quelles en sont les grands thèmes récurrents que je peux identifier chez mes clients … ou chez moi.

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