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"COMMENT REPRENDRE MA VIE EN MAIN"

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Une lectrice du blog m’a récemment contacté pour “avoir un coaching” dans le but de reprendre sa vie en main. Bon, elle ne me l’a pas dit en ces termes, mais je vous traduis sa demande. Sa situation semblait en effet compliquée, car rattachée à plusieurs éléments contradictoires, qu’elle ne parvenait pas à démêler : fin d’une relation sentimentale, désir d’un renouveau professionnel, peur de ne pas pouvoir “s’en sortir”, envie de passer rapidement à l’action (mais sans savoir vers où, ni vers quoi), remise en question existentielle de cette période de sa vie; bref, c’était un peu le chaos dans sa vie et, par conséquent dans sa tête. Mais parmi tous les éléments de sa demande, il y a une chose en particulier qui m’a interpellé et m’a donné envie d’écrire ce billet sur les trois grandes étapes à respecter si vous voulez reprendre votre vie en main.

En effet, lors de cet entretien préalable pour comprendre sa demande, à plusieurs reprises, son souhait était “d’aller vite”. Même si j’avais bien compris que la situation est pénible à vivre pour elle et qu’elle souhaite par conséquent en “sortir vite”, il n’en demeure pas moins que mon métier est le coaching et pas la magie. Tout processus de transition (car c’est bien d’une transition dont il s’agit ici) demande un certain temps pour s’accomplir et respecte trois grandes étapes clés :

  • Une Fin
  • Une période de Confusion
  • Un Nouveau Départ

Vouloir accélérer les choses en grillant des étapes revient à appuyer à fond sur la pédale d’accélérateur pour sortir sa voiture d’un bourbier; on s’enfonce encore plus.

C’est donc sur ces trois étapes que je vous propose de mettre la lumière pour les trois prochains billets.

Quand changement et transition sont sur un bateau

Avant de me lancer dans la description des trois étapes pour reprendre votre vie en main, laissez-moi faire une petite distinction entre un changement et une transition.

Un changement est quelque chose d’observable, de concret, et représente une réalité objective. C’est ce qui arrive dans votre vie quand se présente le passage d’une situation A vers une situation B. Par exemple, un déménagement, une séparation, un nouveau travail ou un nouveau poste, le décès d’un proche ou la naissance d’un enfant; tous ces changements sont des événements qui se passent avec ou sans votre consentement, en se situant dans un certain contexte.

La transition, quant à elle, est un processus psychologique représentant une réalité subjective (la vôtre). C’est elle qui est sensée vous amener à une transformation intérieure, à votre nouveau Vous. Il s’agit ni plus ni moins que d’un phénomène d’adaptation interne aux différentes situations vécues en externes.

William Bridges, auteur de “Transitions de vie” (dont je me suis largement inspiré pour écrire ce billet et les prochains) résume parfaitement le lien entre les deux termes :

Un changement ne “prend” réellement que s’il est intégré par l’individu grâce à une transition.

Étape clé n°1 : la Fin

Tout processus de transition commence donc paradoxalement par une fin. On peut dire alors que la fin est un début.

Fin d’une relation, fin d’un statut professionnel, fin d’une période de vie (enfance, adolescence, célibat, arrivée d’un nouveau-né, départ des enfants, etc.), fin d’une croyance (certains appellent parfois cela, une désillusion…), fin d’un comportement devenu obsolète, etc.

Des fins, il y en a pléthore et nous en traversons tous depuis que nous sommes gamins (quoi? Qui a dit le Père Noël n’existait pas ?)

Souvenez-vous de toutes ces petites et grandes “fins” qui ont ponctué votre vie. Comment les avez-vous vécues ? Quelles ont été vos émotions et vos pensées dans ces moments-là ? Quels récits avez-vous élaborés dans votre for intérieur pour négocier au mieux ce passage ?

Pour ma part, ce fut une série de “petites fins” récurrentes qui a jalonné toute mon enfance. Celles que je vivais tous les quinze jours quand j’allais chez mon père le vendredi soir et revenait chez ma mère le dimanche soir. Les “passages” n’étant pas toujours effectués dans les meilleures conditions, ce type de “fins” avait imprimé une certaine anxiété de séparation qui m’a suivi comme une ombre jusqu’à l’âge adulte. Un peu de ménage dans mon placard à fantômes il y a quelques années, fut bien utile pour améliorer mon équilibre relationnel.

Toutes ces questions vous permettront déjà de voir comment vous percevez vos fins et identifierez du même coup, le fil rouge de toutes vos réactions. Il sera alors plus facile de comprendre certaines difficultés pour accepter vos fins et reprendre votre vie en main.

En effet, il est possible que ce que vous éprouvez aujourd’hui face à une fin n’ait rien à voir avec la situation présente, mais soit plutôt en lien avec une situation passée, vécue peut-être comme une fin douloureuse ou déstabilisante.

Pourquoi les fins sont-elles si difficiles à admettre ?

Parce que la plupart du temps, la tendance naturelle est de se définir en fonction du contexte dans lequel nous nous trouvons.

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Laissez-moi vous détailler ce processus.

Chaque situation que vous vivez correspond à un certain contexte ou environnement. Par exemple, votre vie de couple correspond à un contexte, votre activité professionnelle correspond à un autre contexte, votre relation avec vos enfants encore un autre, votre célibat éventuel en est un, votre vie sociale aussi, etc. Il y a autant de contextes que de situations vécues au quotidien.

Dans ces différents contextes, vous adoptez différents comportements, eux-mêmes générés par différentes pensées et émotions qui vous sont propres. Ces pensées/émotions ne viennent pas du hasard; elles sont issues de ce qui vous paraît important dans ces contextes et reposent aussi sur vos convictions (croyances) toujours sur ces contextes. À l’arrivée, vous vous définissez en fonction de toutes ces convictions et ce qui est important pour vous.

Le raccourci est alors établi entre votre identité (QUI vous êtes) et le contexte dans lequel vous vous trouvez.

Prenons un exemple :

J’ai une cliente qui a divorcé il y a quelques mois (fin d’une relation donc). Son contexte était celui de la “vie de couple avec enfants“. Je précise aussi qu’elle évolue dans d’autres environnements, mais c’est bien dans celui-ci que le changement s’est imposé, déclenchant sa période de transition.

À ce jour, elle ne parvient toujours pas à reprendre sa vie en main. De plus, cette transition, qu’elle a du mal à négocier, commence aussi à parasiter ses autres contextes (vous vous doutez bien que les choses ne sont pas autant cloisonnées qu’il n’y paraît)

Au sein de ce contexte “vie de couple avec enfants”, ses différents comportements pouvaient être de s’occuper de ses enfants, de veiller au bon fonctionnement du foyer, de réguler les relations dans sa famille, de sortir avec son conjoint, d’échanger avec lui sur divers sujets, etc.

Tous ces comportements étaient basés sur différentes pensées et émotions en lien avec sa vie de famille. Ce qui était important pour elle dans ce contexte était sa place, son rôle dans le cocon familial, dans lequel elle se sentait en sécurité et épaulé par son conjoint. De plus, ayant peu confiance en elle au départ de sa relation avec son mari, quelques croyances limitantes sur elle-même se sont construites avec le temps et résonnent en ces termes :

Je ne suis pas capable de vivre seule

Sans mon cocon familial, je ne suis plus rien

Je ne servirai plus à rien si tout ça s’arrête

Autant de croyances sur elle-même auxquelles elle s’identifie de manière pleine et entière. C’est-à-dire qu’elle a fini par “réduire” QUI elle est à son seul contexte “vie de couple avec enfants“.

C’est à ce niveau-là que se trouve la difficulté d’accepter la Fin. Mettez-vous à sa place; en acceptant cette Fin-là, elle doit renoncer à une partie de son identité. C’est pas évident. Et pourtant, c’est l’une des étapes nécessaires avant d’entrer la phase suivante, celle de la confusion.

C’est ce que nous verrons dans le prochain billet sur les 3 étapes clés pour reprendre votre vie en main.


Si vous-même êtes engluée dans une Fin difficile à accepter, contactez-moi ici. Nous pouvons travailler ensemble.

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